Piracy.lab fournit son éclairage sur le piratage de contenus universitaires

Julien Helmlinger - 07.10.2013

Edition - International - Piracy.lab - Statistiques - Piratage


Tandis que les jours des DRM seraient comptés, ces derniers mois, Piracy.lab, une étude collective menée au sein de l'université de Columbia s'est intéressée à la question du piratage d'oeuvres numériques. Si diverses plateformes de diffusion d'ebooks se sont mises à la production de titres non protégés par DRM, sous la direction du professeur du département littéraire Dennis Tenen, l'enquête visait notamment à comprendre les facteurs conduisant au piratage tout comme l'impact des contenus informatifs « sous-terrain ». Non pas dans le milieu des lecteurs à titres de loisirs, mais dans la sphère universitaire.

 

 

 

 

 

Dennis Tenen explique que l'étude a été impulsée par un intérêt porté tout particulièrement par ses collègues quant à la question des sites de partage illicite de lectures numériques. Des ressources en lignes déviantes sans lesquelles certains professeurs ne pourraient avoir accès à des manuels académiques nécessaires à leurs recherches, parce qu'ils seraient trop chers ou parfois tout simplement indisponibles.

 

En somme, le piratage de livres numériques ne concernerait de loin pas les seuls cas du divertissement avec des sagas comme Le trône de fer et autres best-sellers. En raison des limitations des réseaux internationaux de distribution de livres, sur les ouvrages scolaires, les prix élevés pratiqués par les éditeurs universitaires, seraient inaccessibles à une partie de la population souhaitant y accéder. 

 

L'enquête s'est penchée tout d'abord sur la plateforme russe Library Genius, proposant plus de 800.000 titres portant sur l'ingénierie et les sciences naturelles, avec dans l'idée de comprendre par qui, comment et pourquoi ces titres étaient piratés. Selon les premiers résultats de leur étude, les contributeurs de base au contenu du site web ne constitueraient qu'un petit groupe d'individus.

 

The Pirate Bay, courant 2011, s'était également penché sur des questions similaires en observant ses quelque 75.000 usagers. Et selon cette autre enquête, les motivations au détournement d'oeuvres numériques protégées varieraient selon les régions. Aux États-Unis comme en Europe c'est une question de facilité d'accès aux contenus qui conduirait au piratage, comme des dates de diffusions de contenus contrôlées très localement, tandis que dans d'autres pays de réelles difficultés d'accès aux contenus seraient pointées.

 

Une observation des pratiques de piratage, qui à terme devrait permettre d'éclairer le phénomène et de suggérer de nouvelles réponses aux menaces ainsi qu'aux opportunités de l'édition numérique.