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Place des éditeurs : Denis Bourgeois prend sa retraite

Antoine Oury - 02.06.2014

Edition - Les maisons - Presses de la Cité - Denis Bourgeois - Editis


Denis Bourgeois, directeur éditorial du domaine français des Presses de la Cité, a annoncé ce matin son départ en retraite. Entré en 1980 chez Grasset, directeur général de la maison 12 ans plus tard, Denis Bourgeois est également passé chez Calmann-Lévy avant son poste aux Presses de la Cité. Son successeur n'est pas encore connu.

 


Belfond place des éditeurs (Editis)

Stand Belfond/Place des éditeurs au Salon du Livre de Paris 2013 (ActuaLitté, CC BY-SA 2.0)

 

 

« C'est une maison moins grande qu'elle ne fut mais je crois beaucoup aux petites maisons, surtout adossées à des groupes », soulignait Denis Bourgeois au moment de son entrée à la tête de Calmann-Lévy. Arrivé chez Grasset en 1980, il en devient le directeur général douze ans plus tard, et prend acte de la volonté forte de Jean-Claude Fasquelle, à la tête de Grasset et Fasquelle, de conserver l'indépendance de la maison, y compris au sein du groupe Hachette.

 

Fin 1999, Jean-Claude Fasquelle délègue la direction de Grasset & Fasquelle à Olivier Nora, alors président de Calmann-Lévy, tandis qu'il occupera lui-même une place au sein du Comité de surveillance de la maison. Et Denis Bourgeois prend alors la place de Nora à la tête de Calmann-Lévy.

 

Une expérience de courte durée, puisque, six mois plus tard, Denis Bourgeois sera remercié par le groupe Hachette, officiellement pour cause de tensions autour de la politique éditoriale. Dix ans après les faits, l'éditeur a clairement tiré un trait sur la période, et prévient qu'il ne va pas user de son départ en retraite pour « régler des comptes ».

 

Quelques mois après cet épisode, il reprend la maison d'édition Balland, alors déficitaire, et entend lui faire remonter la pente. Trois ans et 120 titres publiés plus tard, la maison dépose finalement le bilan, faute d'une trésorerie suffisante.

 

Le passage chez le groupe Editis s'est fait via les Presses de la Cité, et plus particulièrement le domaine français, où Denis Bourgeois s'est rapidement spécialisé dans la catégorie « auteurs régionaux », au sein d'une maison qui publie près de 60 % des romans « étiquetés région ». Il assure auprès d'ActuaLitté être « très content de ces derniers mois passés chez Editis ». Son départ en retraite n'est pour l'instant pas accompagné d'autres projets éditoriaux.

 

Le nom du successeur de Denis Bourgois n'est pas encore connu : « J'ai seulement organisé mon départ, et, au-delà de cette limite, je ne gère plus rien. »