Plainte M-Edge : Les vendeurs tiers, choyés par Amazon

Clément Solym - 29.12.2011

Edition - Justice - Kindle - plainte - M-Edge


Voilà quelques jours, le monde apprenait, émerveillé, qu'Amazon était poursuivi en justice, pour violation de brevet. La société M-Edge qui commercialise des étuis et couvertures pour Kindle, estimait s'être fait léser par Amazon, et décidait alors de contre-attaquer. Juridiquement.

 

Eh bien, à quelques heures de la nouvelle année, Amazon sort ses griffes et décoche un communiqué de presse pour répondre assez indirectement à la société plaignante. 

 

Ce n'est pas une attaque frontale et directe que l'on retrouve ainsi dans les commentaires publiés au sujet du Kindle. En revanche, la partie évoquant les vendeurs qui passent par Amazon pour commercialiser leurs produits est particulièrement intéressante, note The Digital Reader.

 

Ainsi, le nombre de vendeurs qui ont dépassé 5000 $ de ventes durant les fêtes ont augmenté de 44 % sur l'année. Et grâce à Amazon, les entreprises qui profitent des étals pour vendre leurs produits ont, en cumulé, réalisé des milliards de dollars de ventes dans le monde. 

 

 

Qu'en conclure ? Que dans le conflit qui oppose M-Edge et Amazon, ce dernier aurait fait pression sur le premier, après la signature d'un nouveau contrat. Et ainsi, M-Edge devenait l'un de ces vendeurs tiers, contre quelques avantages, qui offraient un pourcentage moindre pour M-Edge... Et un pourcentage supérieur pour Amazon.

Depuis octobre 2008, M-Edge avait réussi à négocier une commission standard de 8 % sur les ventes. En février 2009, pour l'obtention de la mention Kindle compatible, ce sont 15 % que M-Edge doit reverser à Amazon. Et le contrat est signé pour trois ans. Mais voilà : en janvier 2010, Amazon exige de passer les commissions à 32 % et suite au refus de la société, le cybermarchand menace de supprimer tous les produits de ses listes. (voir notre actualitté)

Avec cette communication, Amazon présente tout simplement un autre visage que celui du tableau brossé par la plainte, puisqu'il dévoile combien les vendeurs tiers font du business, et du gros business, par le biais d'Amazon. 

 

Raison pour laquelle le cybermarchand fait intervenir les propos d'un de ces marchands tiers, pour faire valoir son bon comportement, et toute l'aide que la visibilité apporte. 

 

Bien vu, d'autant que le témoignage de Ken Reiss vient apporter une sacrée dose d'eau au moulin du cybermarchand...

 

voir le fameux communiqué