Planeta quitterait la Catalogne, selon la volonté de José Manuel Lara

Clément Solym - 14.10.2015

Edition - International - Grupo Planeta - Catalogne indépendance - groupe édition


En octobre 2012, José Manuel Lara, PDG de Grupo Planeta, propriétaire notamment du groupe éditorial français Editis, parlait politique. Et plus spécifiquement, de l’indépendance de la Catalogne, toujours très discutée. Pour lui, pas question de rester dans la région, si l’indépendance était acquise. Trois ans plus tard, les tensions se développent, mais un dénouement pourrait intervenir. 

 

Cut my breath

Josep Ma.Rosell, CC BY 2.0

 

 

Lara assurait à l'époque être « très inquiet par cet environnement » et promettait qu’il prendrait des mesures en cas d’indépendance : « Je ne connais pas d’éditeur qui soit resté dans un pays étranger à sa langue. » 

 

 « Je suis plus catalan que les indépendantistes. Voyez à quel point je suis catalan, et si je crois en la Catalogne : je ne veux pas d’un pays qui, dans le pire des cas, deviendrait la Moldavie, et au mieux, le Danemark », avait-il répété en 2014. « Je veux qu’une Catalogne forte, puissante et brillante, mène l’Espagne. » 

 

Le nouveau PDG, José Creuheras Margenat, et le fils l’ancien patron, décédé en février 2012, ont insisté sur leur intention de respecter le vœu de feu José Manuel Lara. Leur décision sera « sans équivoque », si les craintes de Lara se confirmaient : « Mon père le voulait très clairement et depuis longtemps. Je ne suis personne pour modifier ce qu’il a dit ou pensé exactement, quand il l’a dit en 2012 », a affirmé José Manuel García-Piriz, rapporte l'agence EFE.

 

Actuellement, une consultation symbolique est en cours et les indépendantistes ont obtenu une victoire, en demi-teinte, lors du renouvellement du Parlement régional, voilà quelques semaines. Ces élections avaient pourtant des relents de referendum sur la question de l’indépendance. Au terme du vote, les partisans de la séparation ont obtenu une majorité absolue au Parlement, mais pas dans les suffrages – 72 sièges, mais 47,8 % des votes.