Plon, Perrin déménagent place d'Italie, bientôt suivis par Robert Laffont

Antoine Oury - 10.07.2013

Edition - Les maisons - Plon Perrin - Presses de la Renaissance - Robert Laffont


L'information est désormais confirmée : les éditeurs Plon, Perrin, Presses de la Renaissance vont déménager leurs bureaux de la rue Bonaparte (VIe) à la place d'Italie (XIIIe) fin août, tandis que la maison d'édition Robert Laffont devrait suivre pour la fin de l'année 2013.

 

 


 


Bien entendu, ces déménagements ne sont pas le seul fait d'un manque de place ou d'une envie de changer de vue, mais font suite au rapprochement des maisons avec First Gründ, et le groupe Editis, qui occupe le fameux immeuble de la Place d'Italie.

 

Planeta, propriétaire de l'ensemble du groupe Editis, a fait part plus tôt dans l'année de sa volonté d'effectuer quelques économies structurelles : « On demande des économies, des réductions, de budget, et regrouper les sociétés fait partie des perspectives à court terme. Voire très court terme, effectivement. »

 

Le 7e étage de la tour, curieusement, restait inoccupé : gageons que de nouveaux locataires vont bientôt faire leur entrée... Il faudra cela dit pousser un peu les murs, et les actuels résidants se plaignent assez facilement du bruit provoqué par les travaux. 

 

L'autre enjeu, c'est la réunion qui a eu lieu en début de semaine, et l'annonce de réduction drastique dans les budgets de fonctionnements, jusqu'aux investissements. Gel des recrutements, coupures de budget de communication, tout cela rend l'ambiance assez tendue. 

 

Après l'arrivée de Sylvain Morel, ancien DRH du group Le Printemps, pour remplacer Pierre Dutilleul, début mai et celle de Guillaume Vicaire, anciennement directeur exécutif de Carrefour Hypermarchés, à la direction générale d'Editis, le groupe a subi certaines modifications qui ne plaisent pas nécessairement aux salariés, mais reçoivent la bénédiction de l'actionnaire, Grupo Planeta.

 

Pour l'heure, personne ne parle de restructuration, mais les décisions prises déstabilisent les équipes. « Si on moins on savait où l'on va, que l'on y aille avec un budget resserré, ce ne serait pas un problème. Mais là, on se demande bien quelle est la direction prise. »




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