Plus d'un million d'abonnés sur Nuvem de livros

Julien Helmlinger - 14.02.2014

Edition - Bibliothèques - Nuvem de livros - Brésil - Bibliothèque en ligne


Début encourageant pour le nuage livresque brésilien. Lancée il y a deux ans, la bibliothèque basée sur le Cloud, Nuvem de livros, a franchi en 2013 la barre du million d'abonnés. Son fondateur Jonas Suassuna se confiait dernièrement à propos l'ambition internationale du service, disponible en Espagne dès avril prochain et bientôt dans le reste de l'Amérique latine. En nombre d'usagers, la plateforme de lecture contre souscription se classerait déjà seconde en son genre, juste derrière la Kindle Lending Library, en nombre d'usagers.

 

 

 

 

Avec ses 11.000 références revendiquées au catalogue de la bibliothèque dématérialisée, le Nuage brésilien semble à première vue moins dense que ceux des géants mondiaux de la lecture en ligne, comme Amazon ou Scribd. Mais en se spécialisant, ciblant les contenus dont ont réellement besoin les étudiants auxquels il est destiné, le service n'en aura pas souffert. 

 

La force du concept réside notamment dans le fait qu'un tel service est moins onéreux pour ses usagers qu'une bibliothèque physique. Or au Brésil, près de 15 millions d'élèves n'auraient pas encore accès à une bibliothèque, ce qui est pourtant un droit constitutionnel dans le pays. Tandis que ce manque national devrait être pallié à l'horizon 2020, la solution numérique est privilégiée.

 

Comme l'explique Jonas Suassuna : Le service a pour objectif de « répondre aux besoins de trois types de public, les familles, les écoles, mais surtout le public universitaire, car la manière de fréquenter les universités a changé, avec l'arrivée de l'enseignement à distance qui représente désormais un nombre très important d'élèves et d'étudiants ».

 

Les autorités locales entendent bien bénéficier de ce service pour inciter les Brésiliens à lire davantage. Considérant que la lecture moyenne de quatre ouvrages annuels, par individu, reste très en dessous des chiffres français par exemple, onze livres par an, des habitudes restent à changer. Les Brésiliens ne liraient notamment que peu dans les cafés ou les transports en commun.