Plus de 150 artistes unis contre le boycott culturel d'Israël

Julie Torterolo - 23.10.2015

Edition - International - JK Rowling - Israël - boycott culturel


En février dernier, une centaine d’auteurs britanniques s’unissait pour appeler au boycott culturel d’Israël. Publiée sur The Guardian et baptisée Artists for Palestine UK, la lettre signée par les artistes écrivait qu’il était utile de couper les liens avec Israël et ses ressortissants à cause de la guerre et les violences que le gouvernement mène « sans relâche ». D’autres auteurs — comprenant notamment JK Rowling ou encore Simon Schama — ont alors décidé de réagir et dénoncer une manœuvre « discriminatoire ». Et ce, toujours à l’aide d’une lettre ouverte. 

 

Ugly Peace 3

Symbole de la paix (AK Rockefeller, CC BY 2.0)

 

 

« Nous ne croyons pas que les boycotts culturels soient acceptables ou que la lettre que vous avez publiée représente précisément l’opinion du monde culturel au Royaume-Uni », commence la lettre publiée ce jeudi 22 octobre par The Guardian. Dès ces premiers mots, les auteurs signataires entendent bien répondre à l’appel au boycott de leur confrère en février 2015. 

 

Pour eux, il est important « d’informer et encourager le dialogue sur Israël et les Palestiniens dans la communauté culturelle et créative au sens large ». Et ce, même s’ils ne partagent pas « les mêmes points de vue politiques que le gouvernement israélien ».

 

Pour ce faire, plus de 150 auteurs apportent leur soutien à Culture for Coexistence, un réseau britannique indépendant qui représente une section transversale du monde culturel et composé de personnalité de la culture comme un agent littéraire, Neil Blair, l’auteur Mark Smith, ou encore le musicien, John Levy. Son but est bel et bien « d’informer et encourager le dialogue a proposé d’Israël dans la communauté culturelle et créative ». 

 

Que ce soit pour les artistes signataires ou l’association, l'objectif reste donc le même, visant « une coexistence pacifique » entre Israël et Palestine qui doit être une priorité. « L’engagement culturel construit des ponts, nourrit la liberté et permet des changements positifs », conclut la lettre.