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Plusieurs pirates de mangas arrêtés au Japon

Antoine Oury - 07.09.2017

Edition - Justice - piratage mangas - mangas Japon - pirates Japon


Important coup de filet de la police japonaise, ce mercredi 6 septembre : 5 personnes ont été arrêtées par la police de la préfecture de Kumamoto pour des mises en ligne de mangas avant leur publication. Deux d'entre eux sont les gestionnaires des plus importants sites de partage illégal de mangas.


One Piece!
(photo d'illustration, Timothy Tsui, CC BY-SA 2.0)
 
 

5 personnes, dont deux hommes trentenaires, une scénariste de 23 ans et une femme âgée de 33 ans, ont été arrêtées avec un autre complice ce mercredi matin, soupçonnées d'avoir mis en ligne illégalement plusieurs mangas avant leur publication, dont One Piece d'Eichiiro Oda, et Tokyo Ghoul:re, de Sui Ishida.

Ces arrestations sont les premières liées à un site de prépublication, qui propose les titres avant même leur publication par les éditeurs.

 

L'un des suspects obtenait, selon la police, Weekly Shonen Jump et Weekly Young Jump de l'éditeur Shueisha par l'intermédiaire d'un complice qui travaillait au sein d'une boutique qui vendait ces titres avant la date officielle, ce qui constitue déjà en soi un délit. Avec quelques heures d'avance, le réseau de pirates pouvait donc scanner et mettre en ligne les titres, en avant-première.
 

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Deux sites en particulier obtenaient la primeur, et les gestionnaires de ces plateformes profitaient alors des importants revenus publicitaires générés par les nombreuses visites. L'un d'entre eux avait engrangé 74 millions de yens, soit 677.600 $, depuis mai 2012 et l'autre, 305 millions de yens, soit la bagatelle de 2,8 millions $, selon la police japonaise.

 

Les deux gestionnaires des plateformes ont reconnu les faits, l'un d'entre eux expliquant qu'il devait « assumer son train de vie »... Ils seront jugés pour violation du copyright, un acte qui peut valoir jusqu'à 10 années de prison et 10 millions de yens d'amende, soit 100.000 $ environ. Parmi les 5 personnes arrêtées, d'autres ont nié les faits, et sont actuellement entendues par les autorités.

 

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L'éditeur Shueisha s'est félicité des arrestations, soulignant, par l'intermédiaire de son porte-parole, son « indignation d'apprendre que les mangas créés par les auteurs au prix de tant d'énergie aient été postés d'une manière si désinvolte, et que les suspects aient même gagné de l'argent, ce faisant. Nous espérons que ces arrestations enverront un message fort contre les actes de piratage et les usages illégaux de nos publications. »

via Crunchyroll, NHK