Plusieurs villes des États-Unis se disputent la bibliothèque Obama

Antoine Oury - 17.02.2014

Edition - Bibliothèques - Barack Obama - bibliothèque - présidentielle


Une tradition typiquement américaine : à la fin de son mandat, le Président des États-Unis doit choisir une ville pour accueillir la bibliothèque qui portera son nom. Un établissement payant, qui présentera des livres rares, mais également toute une collection de documents relatifs au mandat du chef d'État sortant. En attendant la fin de celui de Barack Obama, les villes se livrent un combat sans merci.

 


Presidential Libraries

(Sean Davis, CC BY-ND 2.0)

 

 

Les villes susceptibles d'être choisies par le président se pressent, et se livrent un combat sans merci. Et pour cause : l'arrivée d'une bibliothèque présidentielle dans une bourgade a de fortes chances pour en améliorer les revenus, notamment via le tourisme... 

 

« Plusieurs groupes ont engagé une authentique compétition pour le droit d'abriter une bibliothèque mémoriale qui pourrait assurer à la ville des centaines de millions de dollars sous forme de projet de développement économique. Ainsi, lorsque Bill Clinton a ouvert en 2004 sa bibliothèque à Little Rock en Arkansas, de nombreux nouveaux bureaux, hôtels et restaurants y sont apparus », explique ainsi Julianna Goldman, journaliste et correspondante pour Bloomberg, à La Voix de la Russie.

 

Plusieurs villes se disputent l'honneur d'accueillir l'établissement, payant : Honolulu, où il a vu le jour, Chicago, ville qu'il connaît bien pour y avoir mené des actions sociales, mais aussi New York, qui a accueilli le jeune Obama à l'université de Columbia. 

 

Visiblement, c'est à Chicago que le duel est le plus rude, entre l'université d'Illinois et le district de Bronzeville, rassemblant des quartiers pauvres et défavorisés, et celle de Columbia, bien plus aisée. Ou quand l'ouverture d'une bibliothèque est le déclencheur de conflits... La décision du président sera connue début 2015.