Pocket Star lance sa collection numériques pour ses jeunes auteurs

Clément Solym - 16.08.2012

Edition - International - simon & schuster - pocket star - numérique


C'est annoncé, les nouvelles collections chez de Pocket Star seront « avant tout numériques ». Une initiative que défend Louise Burke, éditrice à Gallery Books et à Pocket Star, et qui s'inscrit dans une tendance de restrictions des diffusion de livres en papier. Pour l'éditrice, l'enjeu est de lancer un plus grand nombre d'auteurs « débutants » sur le marché numérique, moins risqué et donc plus approprié à des ouvrages sortis de nulle part.

 

 

 

 

Pocket Book est une filiale des éditions Simon & Schuster, comprenant Pocket Book et Pocket Star. Afin de prévaloir la possibilité de placer des œuvres d'auteurs encore jeunes dans l'écriture (sous-entendre qui ne sont encore ni édités ni de noms assez connus), la société éditoriale a pensé se lancer dans un nouveau type d'impression : l'impression numérique.

 

Le format ebook est ce qui conviendrait le mieux à ces écrivains de plus en plus affluents, surtout dans un climat éditorial de plus en plus obscur pour les premiers romans.

 

« Une grande part du business a muté vers le numérique, et je voyais ces nombreux auteurs débutants qui arrivaient avec des écrits vraiment bons, mais qui n'étaient réellement pas prêts à être publié parce que personne ne connaissait qui ils étaient pour le moment », déclare Louise Burke. « Leurs ouvrages auraient été perdus. Donc, nous avons eu l'idée de transformer Pocket Star en une impression numérique pour les premiers romans avec l'espoir de trouver des auteurs qui pourraient éventuellement être imprimés traditionnellement », ajoute-t-elle (via GoodeReader).

 

L'initiative avancée est de produire des ebooks tout en gardant l'image d'un éditeur traditionnel. Pour l'éditrice, couplé au métier d'agent littéraire, ces piliers restent indispensables pour les auteurs, même si le marché numérique a déjà montré le succès d'écrivains autoédités.

 

De plus, ces derniers « ont estimé qu'il y avait un avantage à être avec un éditeur et avec tous ses avantages fournis » et en même temps en format numérique. « J'ai vu des auteurs autoédités reconnaître la valeur d'un agent et celui d'un éditeur. Ils commencent à comprendre qu'il y a beaucoup à gagner là-dedans. Et même s'il y a des exemples de personnes qui ont tout réussi seuls, ce système a rapidement saturé », confie Louise Burke.

 

Pocket Star devient donc une maison d'édition numérique et non une plateforme automatisée d'autoédition. De quoi s'engager, sans trop de risques, sur un marché déjà très attractif outre-Atlantique et de s'approprier les « meilleurs auteurs » qui sauront à temps faire leurs preuves dans l'édition traditionnelle de plus en plus craintive des coûts à perte.