Poète et journaliste, Angye Gaona captive de la Colombie

Clément Solym - 10.03.2011

Edition - Société - colombie - prisonnier - politique


Alors que l'on célèbre actuellement le printemps des poètes, un message nous est parvenu concernant la poète et journaliste Angye Gaona, aujourd'hui retenue et détenue en Colombie, pour des prises de position contraires à celles que l'État peut tolérer...

Depuis le mois de janvier, la jeune femme est en effet prisonnière, alors qu'elle dénonçait un génocide. À ce jour, la Colombie peut s’enorgueillir de l'emprisonnement de 7500 personnes. Des prisonniers politiques (étudiants, syndicalistes, artistes, enseignants, écologistes, agriculteurs, et d'autres), pour un seul crime, « délit d'opinion ».


Angye Gaona est née le 21 mai 1980, à Bucaramanga. Elle a fait des études d'Espagnol et de Littérature à l'Université Industrielle de Santander. Aujourd'hui, c'est une créatrice, une tisseuse de rêves entre les peuples, très engagée socialement et impliquée dans le développement culturel : elle fait partie du comité qui organise le Festival International de Poésie de Medellín.

« La Colombie détient le triste record de compter 60 % des syndicalistes assassinés dans le monde. Au cours des trois premiers mois de la présidence de Juan Manuel Santosont été tués par les paramilitaires, soit directement par les forces de l'ordre une cinquantaine d'opposants.
La situation est devenue intenable.

La répression du gouvernement colombien exercée contre le peuple pour étouffer toutes revendications sociales ne fait qu'empirer. Il est maintenant urgent que le monde réalise l'horreur de cette réalité et que les démocraties manifestent officiellement leur solidarité.
»