Polanski, ou l'erreur de jeunesse, selon BHL (peut-être)

Clément Solym - 01.10.2009

Edition - Société - Polanski - erreur - jeunesse


L'affaire Polanski, parce qu'il y a bien affaire au sens juridique du terme, déclenche une tempête : ceux qui s'acharnent à l'accabler et ceux qui s'acharnent à le défendre. Rappel des faits : Polanski, le réalisateur, s'est fait arrêter en Suisse pour six chefs d'inculpation (dont le viol, qu'il a nié, quoiqu'il reconnaisse avoir eu des relations sexuelles avec une mineure).

Et BHL a cru bon de l'ouvrir, lui aussi, sur le sujet. Question simple : évoquer les qualités artistiques d'un homme, quel qu'il soit, « pour le dédouaner de ce qui est un crime », il en pense quoi, notre bon philosophe ? D'abord, BHL n'est pas juge (bien vu), ensuite Roman s'est toujours défendu du crime dont parle le journaliste, ensuite, la prescription, de 30 ans sans laquelle « il n'y aurait pas de société », ajoute l'invité.

Bon... là-dessus, OK. Mais entendre que « la Suisse abrite des criminels autrement plus sérieux que Roman Polanski et vient maintenant arrêter Roman Polanski qui a commis, peut-être, une erreur de jeunesse, il y a 30 ans. Que la Suisse se souvienne plutôt de son beau passé. La Suisse a été un pays d’asile, a été un pays refuge », en effet, ça passe moins... Bon, la Suisse pays de Rousseau, d'accord, mais au fait, Voltaire n'a séjourné qu'à Ferney...