Politesse : Même les policiers ne doivent pas montrer du doigt

Clément Solym - 24.02.2009

Edition - Société - enseignant - manifestation - réforme


Une manifestation de « plusieurs centaines de personnes », précise l'AFP, a été organisée lundi devant le tribunal correctionnel de Nantes pour soutenir, Sami Benmeziane, un enseignant accusé de rébellion contre les forces de l'ordre.

Les événements ont lieu le 11 juin 2008, lors d'une occupation de l'Inspection d'académie de Nantes par des enseignants, des parents d'élèves et des enfants qui manifestaient contre une réforme de l'enseignement.

La police est intervenue pour faire évacuer le bâtiment, et ç'est là que Sami Benmeziane se serait opposé à un policier sans protection et sans arme et lui aurait tordu le doigt.

L'AFP révèle que la vidéo diffusée lors de l'audience montrait que l'enseignant était « surexcité ». Pour sa défense, Sami Benmeziane a déclaré : « J'étais ulcéré par la brutalité de l'évacuation ». La vidéo a montré aussi qu'un policier a tenté de l'attraper par le cou déchirant, ce faisant, son T.shirt.

L'enseignant a avoué : « J'ai saisi la main par réflexe », par contre il n'a pas reconnu avoir tordu le doigt du policier : « je ne lui ai pas tordu le doigt ». Sami Benmeziane a enfin ajouté que « si les policiers n'étaient pas intervenus, on serait partis 30 ou 45 minutes plus tard ».

Il risque jusqu'à 600 € d'amende et deux mois de prison avec sursis. Le tribunal n'a pas encore rendu son jugement. Celui-ci est prévu pour le 10 mars à 08h30.