Politique du livre : l'ANEL refuse une libéralisation menaçante

Clément Solym - 23.09.2010

Edition - Justice - politique - investissement - etranger


Pas question de libéraliser les investissements étrangers ni de réformer la politique actuellement appliquée dans ce domaine, voilà la réponse de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).

Voilà quelques mois, une petite affaire commence à faire son buzz : Amazon veut ouvrir un centre au Canada, pour assurer une meilleure livraison de ses clients. Problème : les libraires sont à l'affût et protestent. Si l'Américain fait son trou dans le pays, ce sera conformément aux lois impliquant une valorisation de la culture canadienne. Mais même dans ces conditions, la résistance est farouche.

Or début juillet, un nouveau coup de semonce partait du ministère pour opérer une consultation au niveau national sur la concurrence étrangère. Ottawa proposait ainsi aux citoyens de « partager leurs opinions sur l’industrie des éditions locales et si des changements doivent être réalisés sur la politique étrangère d’investissement dans le marché du livre ».

Pourquoi libéraliser ?


L'un comme l'autre de ces cas de figure n'amuse pas particulilièreme l'ANEL. Ce dernier estime que « les seules modifications à apporter aux politiques actuelles devraient aller dans le sens d’une meilleure reddition de comptes de la part des investisseurs étrangers en s’assurant que les engagements pris afin de, par exemple, promouvoir les auteurs canadiens soient respectés ». Et pan dans les ratiches du ministère.

Ce qu'il convient de penser, considère le président nouvellement élu, Gaston Bellemare, c'est qu'avant de pratiquer une libéralisation à outrance, il serait bon de s'assurer que « les règles qui s’appliquent aux acteurs canadiens actuellement présents dans l’édition, la distribution ou la vente au détail ne constituent pas un frein à un engagement plus grand de leur part ».

Or, c'est pour le moment loin d'être le cas, poursuit-il dans un communiqué : « La démonstration est loin d’être faite que les investissements nécessaires à relever les nouveaux défis du livre canadien ne sont pas disponibles chez nous. »

Une présence étrangère accrue menacerait de fragiliser la chaîne du livre, d'autant plus qu'elle introduirait de plus en plus d'ouvrages de langue anglaise. Un risque que ne souhaite pas courir l'ANEL, qui vient de présenter une réponse complète, à cette adresse, au ministère.



Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.