Pornographie en librairie : faut pas pousser estime le tribunal

Clément Solym - 21.09.2010

Edition - Justice - pornographie - librairie - justice


Un grand pas dans la lutte contre l'imbécillité vient d'être franchi, alors que la cour d'appel fédérale d'Oregon a statué lundi sur deux projets de loi visant à protéger les enfants contre les prédateurs sexuels...

Violation du Premier Amendement de la Constitution américaine, c'est pire que de se torcher avec un drapeau, outre-Atlantique. Et à Portland, la 9e cour vient de trancher dans le vif une affaire opposant l'American Civil Liberties Union, Powell's Books, Dark horse Comics et plusieurs libraires de l'État, au procureur général John Kroger.

Selon les plaignants, les deux législations pointées entraînent des dérives de surcontrôle des consommateurs. Ainsi, un client venant dans une boutique de l'État devait montrer patte blanche et carte d'identité pour pouvoir s'acheter un livre ou un magazine un tant soit peu érotique. Et tout cela, justement pour protéger les mineurs de l'accès à des contenus pornographiques lourds.

Des manuels aux oeuvres jeunesse...

Par défaut, et pour éviter les sanctions, les libraires avaient alors pris la décision de ne rien vendre qui contiendrait ne serait-ce qu'un morceau de sein, redoutant que la Justice et son bras armé ne leur tombent dessus. « C'est une victoire pour les libraires qui ne veulent pas avoir à demander aux préadolescents de 13 ans une pièce d'identité ou qui risquaient alors d'aller en prison pour avoir vendu un livre de Judy Blume », explique Michael Powell, propriétaire de la chaîne de librairies Powell's Book.

Selon le verdict, les deux législations ne s'appliquent véritablement qu'aux documents présentant une pornographie caractérisée et flagrante, au point de faire rougir une actrice de X. « Dans sa présentation actuelle, l'éventail d'application de la loi place un très grand nombre de documents sous le coup des interdictions, depuis les manuels d'éducation sexuelle en passant par les romans jeunesse et pour jeunes adultes », a considéré le juge d'appel, Margaret McKeown.

Des ouvrages au titre racoleur, comme Maman a pondu un oeuf, ou d'où viennent les bébés étaient absurdement soumis à un processus d'identification obligatoire, pour un mineur de 13 ans qui aurait souhaité en savoir plus sur la procréation...

La loi, datant de 2007, avait été conçue pour tenir à l'écart les plus jeunes de contenus choquants...



Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.