Pornographie littéraire : la Chine sanctionne et censure

Clément Solym - 09.06.2011

Edition - Société - chine - pornographie - livres


La Chine mène un combat contre la pornographie en ligne depuis des années. Refusant que ses citoyens consultent des sites ayant trait à ce domaine, les autorités ont mis en place plusieurs moyens pour contrôler internet.

En octobre 2009, une campagne d'inspection avait passé en revue 4000 sites littéraires, entraînant la suppression de 20 d'entre eux, dont les oeuvres incriminées « incluent des contenus pornographiques », ou « utilisent des titres provocateurs ou violant la vie privée, afin d'attirer l'attention », voire « évoquent des aventures d'une nuit, des couples échangistes, des abus sexuels, au mépris de la décence ». (notre actualitté)

Depuis deux jours, le pays est fier d'annoncer que la pornographie vient une fois de plus de reculer, avec la censure nette de 43 ouvrages pornographiques, publiés sur la toile, explique l'Office national de lutte contre les publications pornographiques et illégales. Une douzaine de sites hébergeant ces fichiers se sont pris l'administration chinoise sur le dos, et sont actuellement sujets d'enquêtes rigoureuses.


Ils sont 24 autres sites à avoir été sanctionnés, avec la suppression de 209 liens pointant vers du contenu illégal, expliquent les autorités, et huit d'entre eux ont été fermés, conformément à la législation du pays.

Cependant, les autorités se plaignent que de plus en plus, leur travail de surveillance du réseau est rendu complexe par le travail de dissimulation des oeuvres pornographiques. Les détenteurs des sites passent ainsi par des serveurs basés à l'étranger pour éviter les mesures de censure de l'administration, et font manifestement preuve d'une grande créativité, également sur ce point.

Par ailleurs, pointe l'Office, les innovations techniques permettent aux éditeurs de ces textes de les diffuser en version ebook directement sur smartphones, tablettes.

Dans un appel à la citoyenneté, le pays avait même proposé une prime de 1000 € pour toute personne en mesure de dénoncer un site hébergeant du contenu pornographique. (notre actualitté)