Post-confinement, les libraires italiens retrouvent le sourire – un peu

Nicolas Gary - 28.07.2020

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Le marché du livre en Italie laisse espérer que la crise Covid ne soit pas si écrasante. Les données communiquées par Nielsen ne laissent aucun doute sur la douloureuse période du confinement. Cependant, les pertes diminuent sur l’ensemble du premier semestre 2020, clairement scindé en deux périodes.

Livres et lecture Italie
 

« Les signes envoyés par le marché du livre sont encourageants pour toute l’économie italienne », assure Ricardo Franco Levi, président de l’Association italienne des éditeurs. Prenant connaissance des chiffres, deux phases s’observent distinctement — presque trois.

D’abord, sur l’ensemble du premier semestre 2020, le chiffre d’affaires a diminué de 11 % en regard de 2019. Là se trouvent toutes les craintes de la filière. Cependant, en regard des données arrêtées au 18 avril dernier, la pente est moins raide : en effet, l’industrie encaissait un recul de 20 % à cette date. 

Du 1er janvier au 18 avril, ce sont 363 millions € de CA qui ont été réalisés, et 533 millions € pour les données arrêtées au 11 juillet. L’année précédente, les résultats indiquaient 600 millions €, mais en mesurant ces pertes aux autres secteurs culturels, le livre s’en sortirait honorablement. 

D’une part, parce qu’en dépit du désintérêt pour la lecture des Italiens durant la période de confinement, le Bel Paese retrouverait un goût pour les livres : on envisagerait de se plonger dans des ouvrages au cours des prochains mois. En revanche, les perspectives pour le théâtre, les concerts, les cinémas aussi bien que musées et expositions sont en berne. 

Les librairies italiennes avaient pris un coup de bambou avec une perte de 70 % des ventes entre mars et avril, mais depuis mi-juin, les chiffres remontent — jusqu’à afficher 2,5 % de croissance en comparaison de 2019. 



 
Pour le marché dans son ensemble, il faut par ailleurs souligner qu’Amazon ne figure évidemment pas dans les relevés. Si le cybermarchand avait capté nombre de parts de marché, internet finit par en rendre quelques-unes : au 11 juillet, le web représente 44 % des ventes, contre 48 % au 18 avril, quand les librairies grimpent de 52 % à 56 % aujourd’hui.

Soulignons également que sur la même période de l’année dernière, les canaux physiques affichaient 70 % de parts de marché contre 30 % pour la vente en ligne. « Les prochains mois nous diront si la reprise des librairies et de la grande distribution se poursuit. Ou si les derniers mois ont accéléré un processus de renforcement des canaux en ligne, en cours les années précédentes », note l'AIE.

La présentation complète est proposée à cette adresse.


photo : ActuaLitté CC BY SA 2.0


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