Pour avoir de belles femmes, donner leur de l'argent, beaucoup (Rushdie)

Clément Solym - 13.10.2010

Edition - Société - rushdie - seduire - femmes


Non, vraiment, c'est trop bon : Salman Rushdie n'a jamais eu sa langue dans sa poche, mais l'interview publiée dans Metro Time vaut vraiment son pesant de cacahuètes marinées dans l'huile pimentée...

Passant en revue le Booker of Bookers (prix littéraire anglais), Salman n'y voit qu'un morceau de plastique rouge, tout au mieux un truc de pop art. Et puis, l'écriture de son livre pour enfant, finalement, c'est tout de même mieux que de les embarquer pour leur faire plaisir, manger un pilon de poulet chez KFC.

D'ailleurs, il avoue n'avoir rien changé à son écriture dans ce livre : après tout, nombre de livres jeunesse puisent dans des thèmes de type délinquance, violence, drogue, sévices sexuels. Le secret est de trouver tous ces thèmes dans un langage qui soit celui de la fable. Une simple façon de parler, pour dire des choses qui ne sont pas forcément simples.

C'est un peu ce qu'il retient de son environnement indien, de la magie, des mythes...

Bon, jusque-là, c'est assez classique, n'est-ce pas ? Alors, voyons le reste. On évoque un traducteur japonais des Versets sataniques assassinés et un éditeur norvégien molesté... Tout cela est tragique, mais Salman ne s'attarde pas dessus. Il reste fier de son travail sur ce livre, mais aurait bien sûr aimé que cela n'arrive pas.

On bascule ensuite sur la liberté d'expression, oui, d'accords, l'éternelle vigilance blablabla pour ne pas perdre la liberté d'écrire et de penser... la religion politisée... Ah, voilà : nous y sommes !

« Comment parvenez-vous toujours à avoir une belle jeune à votre bras », demande naïvement le journaliste. « Je leur donne beaucoup d'argent », réplique le romancier. « Vous auriez un conseil », reprend-il ? « Leur donner beaucoup d'argent. »

Et si on lui demande ce qui les attire le plus, son physique ou son esprit... « Oh, c'est mon charme dévastateur. »

Amusant, non ?