Pour de la poésie dans les médias, les librairies et les bibliothèques

Nicolas Gary - 12.03.2015

Edition - Société - poésie France lecture - Printemps poètes - librairies bibliothèques médias


En cette période de Printemps des poètes, l'occasion est toujours bonne à prendre pour sensibiliser aux vertus de la poésie. Une pétition amorcée sur Change.org réclame tout simplement que l'on donne une plus grande place dans les médias, mais également les bibliothèques, et les librairies, à ce genre.  

 Un besoin urgent de poésie : Emergency Poet et Poèmaton, par Isciane Drici

Un besoin urgent de poésie

Isciane Drici, pour ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Zéno Bianu l'affirmait récemment à l'AFP : « C'est l'oralité qui a sauvé la poésie ces dernières années. Le retour au souffle, à la volonté d'échanger par les mots et de retrouver la gourmandise et le plaisir du texte. C'est tout sauf un art empoussiéré, ennuyeux. » Mais cette oralité suffit-elle pour préserver le genre ? 

 

Le constat qu'opère Olivier Chaudenson, directeur de la Maison de la poésie est simple : la lecture de texte peut faciliter l'entrée dans un poème. Finalement, la voix aurait plus de chance de faire goûter les œuvres. Simplement, les textes contemporains ne sont que peu lus. Dès lors, « la rencontre avec l'auteur, la lecture, la performance, tout ce qui montre que la poésie est un art vivant, tout ce qui est du registre de la littérature en scène, est une façon de s'exprimer auprès d'un public plus large », estime-t-il.

 

Particulièrement soutenu par le Centre national du livre, le secteur de la poésie est bien moins porteur financièrement. Zéno Bianu souligne que, vendre entre 3000 et 4000 exemplaires, cela équivaut à des ventes de 30 à 40.000 exemplaires pour un romancier. Au cours de l'année 2013, le Centre a apporté plus de 600.000 euros d'aides, tant pour l'édition de textes, que pour les manifestations littéraires. 

 

La pétition lancée rappelle que le genre, auparavant considéré comme majeur, souffre depuis plusieurs dizaines d'années « d'un manque de visibilité dans les grands médias même s'il y a le Printemps des poètes chaque année et des festivals et des marchés de la poésie qui ponctuent les saisons ».

 

Mais non, la poésie n'est pas destinée à une élite, et « elle s'adresse à tout le monde ».  

Elle est chant permanent du quotidien, langage de toutes les aventures humaines. Signez cette pétition pour que la poésie entre dans toutes les maisons et dans toutes les conversations, qu'elle soit présente davantage dans les radios, les chaînes de télévision, la presse écrite, le Web etc., mais aussi dans les librairies et les bibliothèques.

 

Éric Dubois, qui s'est plusieurs fois fait remarquer pour ses initiatives en faveur de l'expansion de la poésie, est à l'origine de cette initiative.

 

Voir la pétition en ligne

 

Nous en parlons régulièrement, parce qu'il est devenu coutumier de nos colonnes, mais soulignons le projet Poème d'actu, de Thomas Deslogis, billets publiés sur Fluctuat.