Pour fêter une bonne année, McGraw-Hill vire 550 personnes

Clément Solym - 20.07.2009

Edition - Les maisons - fêter - bonne - année


Harold McGraw III n'est pas le nom du canasson sur qui il fallait miser ce week-end à Deauville. De toute manière, mieux valait se trouver à Angoulême, pour la Garden Nef Party. C'était un peu plus festif...

Non, ce cher Harold est le PDG des éditions McGraw-Hill, qui viennent de signer une période de profit au sein de ce grand marasme économique.

Pour les uns, cela s'appelle s'adapter à une période de crise, mais pour les autres, ceux qui se sont fait licencier, ont aurait tendance à croire que la crise n'est qu'un prétexte. Ainsi, 340 personnes de la section Éducation sont sur le départ, tandis que 210 autres de l'entreprise partiront avec armes et bagages, femmes et enfants, également. En clair, 85 employés dans les services financiers et 125 autres dans les sections Information et Média.

Annonçant en effet 24,3 millions $ de frais de restructuration pour le deuxième trimestre 2009, dont tous serviront évidemment à soutenir la lecture et promouvoir le livre au sein de l'entreprise, l'entreprise s'en est cependant fort bien sorti durant cette première période de l'année.

Et Harold s'explique, bon enfant : « Notre gestion financière prudente, la maîtrise des coûts et la diversité du portefeuille de l'entreprise ont permis aux sociétés de McGrawHill de maintenir une certaine solidité financière et une rentabilité au cours de la récession. La main-d'oeuvre instruite et qualifiée, l'accès au capital et la qualité des renseignements commerciaux sont essentiels à l'économie mondiale. »

Ouais. Ce qui fait 550 personnes de renvoyées, non ?