Pour Hadopi, 'il faut encore six mois', estime Mitterrand

Clément Solym - 20.01.2011

Edition - Société - mietterrand - hadopi - culture


Invité sur France Inter, le ministre de la Culture s'est fendu de quelques réponses sur des sujets... culturels. Évidemment. De quoi évoquer des sujets assez variés.

Débutant par des conseils de lecture, Frédéric Mitterrand juge que le petit livre de Stéphane Hessel donne « un répertoire d'angoisses », dont il n'est « pas sûr du réalisme ». Cependant, le ministre comprend son intention, et affirme que « le répertoire d'angoisses est réel ». Cela dit, sa lecture n'aura été faite que « d'un regard distrait ». Voilà pour la mise en bouche.

Hadopi, il faut six mois

Les autres questions ont été plus complexes. Pas d'évocation du marché du livre, ni des enjeux du prix unique ou de la TVA réduite sur l'ebook. En revanche, il dresse un bref bilan de l'Hadopi. Les créateurs sont-ils davantage protégés ? « Certainement », attendu que le discours pédagogique qui est à l'origine de la démarche comment à porter ses fruits. Alors qu'il était encore impossible à faire passer voilà deux ans, le ministre estime que le discours est entré dans les moeurs.

Cela dit, « il faut six mois encore » pour qu'en plus la rémunération des créateurs soit assurée. « Hadopi n'a pas obtenu toute sa puissance de croisière », considère le ministre.

Le Syndicat national de l'édition a récemment confirmé qu'il réfléchissait aux modalités d'entrée dans l'Hadopi.

Carte musique et culture

Du côté de la carte de musique, elle reste encore à travailler, avec un « mécanisme à améliorer » pour se la procurer. Frédéric Mitterrand estime que pour le moment, il est trop compliqué d'acheter une carte. Mais ses équipes y travaillent.

Enfin, la question de la culture non plus pour tous, mais pour chacun ? C'est celle de la culture partagée, dont tous les ministres, depuis Malraux, ont souhaité qu'elle puisse s'accorder avec chacun. Envoyer les gens dans les musées, dans les théâtres, c'est un défi, par lequel on répond avant tout avec les associations, et leur travail d'envergure.

Reste qu’« internet est fantastique » pour l'ouverture à la culture, considère le ministre...

L'émission sera disponible dans quelques instants.