Pour l'anniversaire du mouvement Occupy, on examine la dette

Clément Solym - 17.09.2012

Edition - International - Occupy Wall Street - Mouvement - Capitalisme


Selon Melville House, la seconde année des insurgés d'Occupy démarre sous le signe de la dette, et à renfort de publication. Ce thème sera l'occasion pour eux de raviver le phénomène, en rassemblant diverses factions activistes au sein d'une nouvelle initiative collective. Dans le cadre de ce nouvel élan, Strike Debt, le collectif a publié samedi dernier un manuel gratuit invitant à la résistance face à la dette.

 

 

 

 

Le mouvement Occupy Wall Street est apparu le 17 septembre 2011 à New York, en réponse à la crise financière de 2008. Militant contre les dérives du capitalisme à l'américaine, il dénonce corruption, institutions financières, sauvetage des grandes banques et domination d'une élite des plus riches au détriment des 99 % de la population restante.

 

Le groupe hétérogène avait surpris par son aplomb et l'engouement suscité dans le monde. Le Parc Zuccotti avait ainsi hébergé en novembre un campement de centaines de manifestants qui avaient poussé d'autres villes à suivre leur exemple, aux États-Unis comme en Europe.

 

Pour célébrer son premier anniversaire, ce lundi, le mouvement a l'intention de bloquer la bourse new-yorkaise en dressant un mur de protestataires. Comme pour les manifestations précédentes, les forces de l'ordre risquent de réagir par la manière forte, à renfort d'interpellations.

 

Samedi, des manifestants ont envahi les rues, entre Broadway et le Zuccotti Park. Ils ont scandé la résistance à la dette, avec pour slogan : « Vous n'êtes pas un prêt. »

 

Le Manuel de résistance à la dette, publié en parallèle sur internet, et diffusé gratuitement à hauteur de 5 000 exemplaires papier sur les lieux de la procession, a été réalisé par un groupe d'auteurs anonymes. Il est disponible en son intégralité à la lecture, et en anglais, à cette adresse. L'ouvrage propose une assistance pratique pour faire face à divers types de dettes, et des outils et stratégies au service de l'action collective.

 

Un thème vieux comme les États-Unis. Le président américain Thomas Jefferson écrivait déjà, il y a plus de 200 ans, dans ses lettres adressées au secrétaire du trésor : « Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que nos armées. »