Pour le SNE, le livre est « un bien de première nécessité »

Clément Solym - 08.11.2011

Edition - Société - SNE - TVA - Livre


Alors que l'industrie du livre est en pleine effervescence suite à l'annonce par François Fillon, hier, du passage à 7% de la TVA sur les produits jusqu'à présents taxés à 5,5% (notre actualitté), le Syndicat national de l'édition réagit officiellement, estimant que le livre doit être assimilé à « un bien de première nécessité »et donc rester taxé au taux le plus réduit de la TVA.



Le Syndicat national de l'édition dit ainsi « regretter vivement l'absence de concertation et de coordination préalable à l'annonce de la hausse du taux de TVA du livre de 5.5% à 7%.» «Le secteur du livre, estime-t-il, à l'instar de celui de la presse, amorce une transition sans précédent vers un marché numérique qui peut être destructeur autant que créateur ».

  

Confirmant nos informations de la veille, le SNE précise que  « l'effort de solidarité nationale demandé à la chaîne du livre, estimé à une soixantaine de millions d'euros, semble sans commune mesure avec la situation actuelle du marché du livre et avec l'enjeu de la diversité et de la démocratisation culturelle qui a présidé, depuis plus de trente ans, à l'application d'un taux réduit à ce support essentiel de l'éducation et de la vie culturelle et politique. Si cette mesure amène à fixer un taux en France comparable à celui de l'Allemagne, rappelons que ce taux n'est que de 4% en Espagne, de 3% au Luxembourg et de 0% au Royaume-Uni et en Irlande. A l'échelle mondiale, on compte au moins 21 pays où le livre fait même l'objet d'une exemption fiscale ou d'un taux zéro (Enquête 2011 de Price Waterhouse Cooper pour l'Union Internationale des Editeurs) ».

 

Et le communiqué de conclure que : « Le Syndicat national de l'édition a demandé un rendez-vous d'urgence au Premier Ministre. Les modalités et l'impact de cette mesure sur l'ensemble de la chaîne du livre doivent être analysés ». 

 

Que chacun reste mobilisé...