Pour les conseils de lecture, les jeunes se tournent désormais vers les influenceurs 

Camille Cado - 15.06.2020

Edition - Société - influence choix livre lecture - lecture confinement jeune - enquete lecture pratique


Pendant le confinement, la culture a connu un regain d’intérêt notamment à travers la consommation de biens dématérialisés. D’après une nouvelle enquête publiée par The Reading Agency, une des principales organisations de promotion de la lecture au Royaume-Uni, près de 9 enfants sur 10 ont lu pendant cette période. Et pour les conseils de lectures, ces jeunes âgés de 7 à 11 ans auraient principalement écouté les influenceurs. 
 


D’après les données révélées par l’organisation caritative The Reading Agency, 89 % des enfants interrogés ont lu au moins un livre pendant le confinement, tous formats confondus. 37 % d’entre eux ont même déclaré lire davantage depuis la fermeture des écoles. 

Globalement, les enfants ont privilégié les livres aux albums de bande dessinées (à 61 %). À noter que la BD a plus de succès auprès des garçons : 49 % d’entre eux ont jeté leur dévolu sur des bulles, contre seulement 30 % du côté des filles. 

Autre chiffre intéressant, la lecture a aidé 40 % des enfants interrogés à se détendre pendant cette période difficile. Plus d’un tiers du panel va même jusqu’à affirmer que la lecture leur a permis d’être plus heureux (35 %). 26 % déclarent que les personnages des livres ont ainsi contribué à les faire rire pendant le confinement. 17 % considèrent la lecture comme un moyen de rester en contact avec leurs amis, selon les résultats.

La lecture a donc été une activité très importante pour la majorité des enfants interrogés, qui, pour trouver des idées d’ouvrages à lire se sont orientés vers de nouveaux acteurs d’Internet : les influenceurs. 45 % des enfants ont affirmé opter pour YouTube, contre 28 % vers les réseaux sociaux.
 

D’autres médias plus traditionnels ont également influé sur les choix de lecture de ces enfants. En effet, 27 % du panel affirme avoir puisé des idées en voyant des livres à la télévision, 18 % en entendant parler des titres à la radio. Enfin, près d’un tiers des interrogés a expliqué avoir lu 1 ouvrage sur les conseils de leurs proches (31 %).

Les résultats de l’étude sont disponibles à cette adresse, en anglais. 


Photographie : pixabay license



Commentaires
Influenceur, le nouveau mot à la mode pour « publicitaire », le vendeur de « temps de cerveau disponible ».
je n'aurais pas dit mieux, c'est la définition parfaite.
Ce que je reproche à beaucoup d'influenceurs youtubeurs ou bloggueur c'est que c'est souvent des livres de grands auteurs connus jamais très originaux les gouts.
C'est très réducteur de penser que les influenceurs sont les nouveaux publicitaires. Tous les contenus ne sont pas sponsorisés, de plus il existe plusieurs types d'influenceurs pour les livres, il suffit de regarder plus loin que le bout de son nez. Les livres présentés ne sont pas que des titres grands publics, il existe ENORMEMENT d'influenceurs (petit, moyen, grands en terme d'abonnés) qui présentent des livres venant de maisons d'éditions indépendantes par exemple, mais pour ça effectivement, je le répète il faut regarder plus loin que le bout de son nez. Mais il apparait qu'il est plus facile de faire des raccourcis en pensant comparer une phrase datant de 2004 à une situation qui ne s'y prête pas du tout, au lieu de se poser, de réfléchir, de faire des recherches sur les bons réseaux sociaux et taper les bons mots clés et pas juste ce qui dessert votre argumentaire, si pauvre soit-il. C'est bien trop facile de critiquer une nouvelle tendance quand elle ne vous sied pas, ou quand elle ne rentre pas dans les standards que vous vous êtes fixés, mais tout est malléable et au risque de me répéter, y a un monde après votre nez.
Ca aurait été étonnant qu'un influenceur ait un regard critique sur ses semblables.

Les libraires influencent par le conseil et leur offre, aussi bien en magasin que sur leurs sites de vente en ligne et sur les réseaux sociaux (les libraires se tiennent éloignés du numérique ? Perdu, c'est tout le contraire). Les influenceurs n'apportent strictement rien de nouveau, sont pris pour des pigeons et considèrent que ce qu'ils font est un métier. Hm. Vou êtes payés, déclarés, blanchis, êtes redevables à la société en tant que "professionnels" ? Beaucoup d'entre vous n'ont pas la moindre idée des réalités économiques du monde du livre, se considèrent comme maillon de la chaîne du livre (c'te blague).

Dire qu'une maison d'édition est indépendante ne dit rien sur sa taille, sa renommée et ne dit absolument pas qu'elle est confidentielle, peu connue du public, si c'est bien ce que vous sous-entendez. Certes il y a des maisons indés qui sont peu connues... Bref. Vous vous débattez comme un poisson hors de l'eau. Les influenceurs sont un effet de mode, comme les bloggeurs littéraires en leur temps. Concernant ces derniers rares sont ceux qui sont encore suivis et qui ont un réel impact sur les volontés d'achats.
C'est rigolo de penser que les influenceurs n'ont pas de regards critiques sur leur semblables, encore une fois sortez-vous les doigts du *** parce que croyez moi qu'ils se taillent bien entre eux. Tous les influenceurs n'en font pas leur métier et heureusement, vous n'êtes pas sans savoir que la passion peut animer quelqu'un et travailler avec le monde du livre à titre gracieux ça peut exister, ce n'est pas forcément l'appât du gain qui motive ces personnes mais encore là, ca manque d'information et de pertinence ce que vous lâchez comme une vérité. On est pas obligé de connaître les réalités économiques pour travailler avec des partenaires (oh non le mot est-il trop violent pour vous ? Aurais-je froissé un égo ?.



Allons un peu de décence, vous croyez que le monde des réseaux sociaux n'est pas critique, c'est une blague, c'est juste manquer de discernement que de dire de tels propos. Mais il est à l'image de votre argumentaire, un simple pic destiné à nous faire croire que parce que cette "effet de mode" ne vous convient pas, il va disparaître ... Ça va faire quasi 11ans que Instagram existe et ça fait 10ans qu'il y a des livres sur cette plateforme, que vous le vouliez ou non.



Maintenant si on est tant que ça un effet de mode vous irez contacter les maisons d'éditions qui proposent des services presses à ces gens et vous irez leur dire que les influenceurs ne servent à rien, que la publicité, ils n'ont qu'à se la faire eux-mêmes et que Instagram pour les livres n'a pas du tout été une révolution pour les maisons d'éditions. Vous verrez ce qu'ils vous répondront.



Mais par pitié quand vous répondrez à mon commentaire, renseignez-vous avant, contactez les maisons d'éditions, les influenceurs, faites une enquête de terrain, parce que juste dire des poncifs éculés qu'on entend depuis cinq ans, je passe mon tour. Et pour votre gouverne, les blogs littéraires marchent du feu de Dieu mais là encore, ça manque de recul et d'informations.
Je suis libraire. Pardon.

Pardon de croire que mon métier suffisait jusqu'à il y a 10 ans pour vendre, défendre et conseiller la littérature des maisons d'édition.

Pardon de croire que la diffusion, les représentants ne sont pas suffisants pour défendre la littérature des maisons d'édition.

Pardon de croire que les bibliothèques et les médiathèques ne sont pas suffisantes pour défendre la littérature des maisons d'édition.



Pardon de croire que si les influenceurs disparaissaient, ça mettrait à mal les maisons d'édition, qui auraient tant de mal à diffuser et vendre leurs catalogues en librairies.



Pardon d'être gêné par le fait qu'on ait inventé un mot pour désigner quelque chose d'inutile pour que vous ayez l'impression de vous sentir utiles alors que c'est la stricte réalité d'un marché.



Pardon de croire que vos semblables s'imaginent que les libraires ne sont là que pour vendre, même s'ils le clament haut et fort sur les réseaux sociaux.



Pardon mille fois de m'imaginer qu'envoyer des services de presse aux librairies, bibliothèques et parfois même aux écoles et à toutes les structures qui encadrent le monde du livre ne suffit pas.



Pardon mille fois de ricaner à chaque fois que je demande ce qu'est un influenceur et qu'on est incapable de me répondre parce que personne ne s'est posé une seule fois pour réfléchir sur ce terme.



Pardon un milliard de fois de penser que vous semblez vivre dans un monde d'une simplicité extrême où les bons sentiments règnent.



Pardon d'avoir froissé votre ego, le mien se porte très bien, je vous en remercie. Vous avez le même vocabulaire que les commerciaux, c'est fabuleux.
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