Pour les Pussy Riot, "les mots qui ont réveillé le monde"

Clément Solym - 12.09.2012

Edition - International - Pussy Riot - ebook - soutien


La mobilisation et le soutien apportés aux punkettes des Pussy Riot ne se démentent pas : l'éditeur The Feminist Press a décidé de publier le 21 septembre un titre numérique, Pussy Riot! A Punk Prayer for Freedom. Un ouvrage remontant toute l'histoire des trois jeunes femmes, et de leurs actions anti-Poutine.

 

 

 

 

Arrêté en février dernier, le collectif punk Pussy Riot avait réalisé un happening en improvisant une prière à la Vierge Marie, pour que cette dernière débarrasse la Russie de Vladimir Poutine. Le tout dans une église, ce qui n'avait été que modérément apprécié par les autorités tant religieuses que politiques. 

 

L'arrestation de Yekaterina Samutsevich, Maria Alyokhina et Nadezhda Tolokonnikova avait attiré  l'attention à l'international, leur cause dépassant de loin les frontières du pays. Et des rassemblements se sont formés un peu partout, des intellectuels se sont fendus de commentaires lapidaires, mais rien n'y aura fait : les jeunes femmes furent condamnées.

 

Ce livre numérique va faire appel à différentes personnalités, comme Yoko Ono, Johanna Fateman, Karen Finley, Justin Vivian Bond, Eileen Myles et JD Samson. Celles-ci ont ouvertement apporté leur soutien aux Pussy Riot durant le semblant de procès qui se déroula à Moscou. Et qui les condamna à deux années de camps.

 

Bien d'autres ont pourtant manifesté leur indignation, comme Madonna, Paul McCartney ou Sting, mais ces derniers n'ont manifestement pas pris part à la rédaction du livre. « Nous avons recueilli ici les mots qui ont réveillé le monde », souligne l'éditeur

 

L'ouvrage sera proposé pour 2,99 $, sur toutes les plateformes de vente habituelles.

 

Boris Akounine, le romancier russe, avait sévèrement condamné le procès. « Cette affaire tout entière est mauvaise, parce qu'elle représente une nouvelle étape dans l'aggravation des tensions au sein de notre société. Et le gouvernement est définitivement à blâmer », expliquait-il, en août dernier. (voir notre actualitté)