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Pour Nanterre, Uderzo n'a pas été victime d'abus de faiblesse

Antoine Oury - 11.12.2013

Edition - Justice - Albert Uderzo - abus de faiblesse - parquet de Nanterre


En janvier 2011, la fille d'Albert Uderzo, Sylvie Uderzo, déposait une plainte contre X pour abus de faiblesse à l'encontre de son père, suite à son limogeage et à celui de son époux Bernard de Choisy des éditions Albert René, bientôt rachetée par Hachette. Hier, le parquet de Nanterre a rendu son verdict, et prononcé un non-lieu vis-à-vis de cette plainte.

 


Astérix chez les Pictes, 35e album

Albert Uderzo, en octobre 2013 (ActuaLitté, CC BY-SA 2.0)

 

 

 

 

Ce non-lieu, qui concerne la plainte déposée en 2011 par la fille du dessinateur, ne clôt cependant pas les péripéties judiciaires de la famille : une seconde plainte a été déposée par Sylvie Uderzo contre Armand T., comptable de son père, pour faux témoignage, dans le cadre de l'enquête menée par la Brigade de Répression de la Délinquance Économique (BRDE). Concernant cette accusation de faux témoignage, l'enquête a été ouverte en octobre 2013, également auprès du parquet de Nanterre.

 

Par ailleurs, Albert Uderzo a lui-même porté plainte contre sa fille et son gendre pour « violences psychologiques ». À cette occasion, l'avocat Pierre Cornut-Gentille avait déclaré à la presse : « Nous avons décidé de faire comprendre à Sylvie Uderzo et à son mari que nous n'allons pas nous laisser faire. »

 

 D'après les juges du parquet de Nanterre, il n'y a pas « de charges suffisantes contre quiconque d'avoir commis les faits d'abus de faiblesse » sur la personne du dessinateur, dans le cadre de la gestion de son oeuvre et de sa fortune. Selon les conclusions du parquet, l'homme est « lucide » et « possède une pleine capacité à prendre des décisions », rapporte La Dépêche.

 

Mise à jour : Sylvie Uderzo fait appel de cette décision, auprès de la Cour de Versailles.