Pour une rentrée littéraire sans stress, garder l'esprit "Foenki"

Clément Solym - 29.08.2012

Edition - Société - foenkinos - je vais mieux - gallimard


Hier soir, lors de la remise du prix Fnac décerné à Patrick Deville pour Peste & Choléra, ActuaLitté a rencontré David Foenkinos. Loin de la rentrée littéraire de septembre que l'auteur «boude», David Foenkinos nous a annoncé la sortie de son prochain roman en janvier 2013, et en exclusivité, son titre : Je vais mieux. Ravie de l'apprendre !

 

 

 

 

La rentrée littéraire, c'est merveilleux. Voilà le moment où tous les médias s'intéressent aux livres, enfin, à certains livres. Les récompenses pointent leur nez et l'on s'assemble, mi-avide, pour connaître les vedettes de l'année. Et ça commence un peu avant septembre, avec le prix Fnac.

 

Mais si David Foenkinos est là, ce n'est pas pour être de ceux qui attendent les décisions du jury, ni entendre les bruits de coulisses. Lors d'un tweet, l'écrivain s'était dit heureux de ne pas être de la rentrée littéraire.

 


 

« Une rentrée littéraire c'est forcément stressant. J'ai pas mal d'amis qui publient à la rentrée et je les soutiens », déclare David. « Mais pour avoir déjà publié à la rentrée, je sais que c'est difficile : il y a beaucoup d'auteurs, quelques élus, et beaucoup de déçus. À chaque fois que j'ai publié à la rentrée littéraire, c'était à la fois assez excitant, mais aussi assez angoissant et assez stressant, avec parfois quelques déconvenues. »

 

Un risque à ne plus prendre ?

 

« Je l'ai fait l'année dernière et il y a trois ans pour La Délicatesse. Ce n'est pas une question d'être tranquille, mais je ne veux pas attendre la rentrée prochaine pour publier un roman déjà prêt ni écrire suivant les prix. Et puis en janvier, il n'y a pas de course aux prix, c'est mieux ».

 

David Foenkinos reconnaît quand même que la rentrée a du bon : « les livres sont imprimés en juin, et finalement c'est le moment, l'été, où les libraires ont le temps de lire et de soutenir les auteurs qu'ils aiment. S'installer dans le reste de l'année, c'est plus difficile ».

 

Mais pourquoi être présent au prix Fnac ? « Car c'est mon frère qui a mis en scène la soirée, Stéphane Foenkinos. C'est la seule raison de ma présence. » Et d'ajouter : « C'est aussi émouvant parce qu'Émilie Simon a chanté la chanson de mon film, La Délicatesse, et que des acteurs étaient là, dont Bruno Todeschini. »

 

En attendant, l'écrivain est toujours heureux d'être chez Gallimard, « ça reste un rêve, c'est une maison très prestigieuse même s'il y a beaucoup de maisons que je respecte ». Et prépare déjà son prochain film, qui se tournera à Pâques.