Prescrire ou primer : Le prix littéraire, un manque certain d'intérêt

La rédaction - 06.12.2013

Edition - Société - prix littéraires - conseiller un livre - beau-frère


La saison des prix littéraires d'hiver est achevée, à quelques rares exceptions près. Les récompenses majeures sont tombées, Renaudot, Goncourt, Medicis, et consorts, et si les ventes subiront l'éternelle influence des bandeaux ajoutés aux couvertures, qu'en est-il réellement... pour les lecteurs.

 

 

 

 

Nous avions lancé un sondage fin octobre, laissé à la libre appréciation des lecteurs de ActuaLitté, proposant simplement de parler de l'incidence qu'un prix pouvait avoir sur les achats réalisés. Les résultats sont plutôt intéressants : sur les 685 votes recueillis, nous constatons que 55 % des répondants n'éprouvent aucune attirance pour les prix littéraires. 

 

Mieux : la récompense en soi n'attirera pas l'attention si elle n'est pas suivie par un conseil spécifique, une recommandation formulée par un tiers. Pour 30 % des répondants, il faut en effet que l'on « conseille » un des ouvrages récompensés, pour que ce dernier attirer l'attention spécifiquement. Clairement, le prix n'est donc pas un moteur - quand la prescription, elle, est plus valorisée. 

 

Nous pouvons imaginer que les 4 % de répondants qui ont assuré avoir « un beau-frère qui s'achète le Goncourt chaque année » ont saisi l'allusion à la Chanson de Renaud. Dans le cas contraire, la rédaction les plaint sincèrement...