Présent lors du braquage du Ritz, Frédéric Beigbeder a eu la peur de sa vie

Antoine Oury - 12.01.2018

Edition - Société - Frédéric Beigbeder - braquage Ritz - Beigbeder braquage


Comme tout le monde, Frédéric Beigbeder aime savourer un bon verre à la fin de la journée : le mercredi 10 janvier, il se trouve donc au bar du Ritz, à 18h30, au moment où cinq braqueurs pénètrent dans l'établissement. « J'ai pensé à une attaque terroriste », a raconté l'écrivain, quelques jours après les faits. Depuis, le butin des braqueurs, qui visaient une bijouterie, a été retrouvé, et une partie de l'équipe arrêtée.


Frédéric Beigbeder - Livre sur la Place 2014
(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
 
 

« J'ai pensé à une attaque terroriste. Car nous étions le lendemain du jour anniversaire de la mort des frères Kouachi ». Frédéric Beigbeder a raconté au Figaro sa soirée un peu spéciale passée au Ritz, le 10 janvier dernier. 5 braqueurs lourdement armés font irruption dans l'hôtel de luxe parisien, avec pour cible la bijouterie Reza, située dans le hall de l'hôtel.

 

« L'endroit était bondé, essentiellement une clientèle d'Américains », explique encore l'écrivain, qui assure en ce moment la promotion de son roman Une vie sans fin (Grasset). Il se trouvait donc avec son attachée de presse, avec laquelle, averti par un serveur, il se réfugie rapidement : « Je connais bien les lieux et j’ai préféré trouver refuge vers les sous-sols. »

 

Commencent alors plusieurs minutes d'angoisse : « Là, on s’est retrouvés enfermés dans les toilettes en ne faisant aucun bruit », poursuit l'écrivain, qui se trouvait au Ritz pour une interview à paraître dans Le Figaroscope. « Au bout d’une dizaine de minutes, je commençais à blaguer à voix très basse pour détendre l’atmosphère quand nous avons entendu à l’étage des coups de feu en rafale. »

 

Une fois les braqueurs partis et le calme revenu, les clients ont pu sortir de leur cachette, sains et saufs : Beigbeder est remonté « en chaussettes », pour ne pas faire de bruit, selon son témoignage. 

 

Bénabar remet Beigbeder à sa place,
ce “petit marquis poudré parisien”

 

Sans perdre sa verve légendaire, Beigbeder ponctue son témoignage d'un détail comme lui seul en a le secret : retrouvant son verre, il a jugé le cocktail un peu trop « pimenté ». La barmaid lui aurait répondu qu'il s'agissait des « gaz lacrymogènes de la police »...


En espérant que cette expérience traumatisante ne devienne pas un nouveau livre de Beig'...

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