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Préserver l'histoire d'amour que l'on entretient avec le livre

- 15.04.2010

Edition - Société - relation - affection - lecteur


Le nerf de la guerre, c'est l'amour. Particulièrement dans le livre numérique. Et figurez-vous que le guignol qui a dit ça n'est autre que le PDG de Penguin, sur les nouveaux supports de lecture, la relation affective doit être conservée absolument. Et en particulier l'iPad, cette bête à mi-chemin entre un ordinateur, un téléphone et une Smart. Les roues en moins pour la Smart.

John Makinson estime que si jusqu'à présent les éditeurs ont eu des soucis pour dégoter un modèle économique qui fonctionne, et inciter en même temps le consommateur à payer, avec l'iPad, ils disposent d'un nouvel outil pour vendre. D'ailleurs, pourquoi les éditeurs, neutres par essence, devraient-ils être voués à une seule plateforme ? Il faut les vendre leurs livres, non ?

Penguin a été l'un des premiers éditeurs à rejoindre la plateforme d'Apple, et l'enthousiasme faisait alors plaisir à voir.

Toujours confiant, c'est par cette interaction possible, autant que la mise en contact avec les autres que John voit le livre de demain s'exporter. Et en l'occurrence, la romance va occuper - et c'est déjà partiellement le cas - une place de plus en plus importante dans cet univers. Et pour ce qui est de l'interactivité, rappelons que Nintendo a déjà mis en place un outil, en collaboration avec Harlequin, pour proposer une expérience assez inédite de lecture.

Faisant aussi un panorama de son groupe à l'échelle mondiale, John évoque l'Inde, pays en devenir pour l'édition, et chez qui Penguin fut le premier éditeur international à publier des ouvrages directement en langue indienne, y compris l'hindi et le marathi. Là-bas, la chose imprimée a encore de beaux jours devant elle. Comme pour bien d'autres personnes, ajoute-t-il.

« Nous avons besoin de maintenir cette relation privilégiée et affective du lecteur à son livre. Il est toujours important de réaliser un ouvrage bien conçu, livre imprimé qui soit magnifique et fasse bonne impression sur une étagère, et que vous pourriez offrir à un ami. Le défi est de ne pas perdre de vue le principal, qui est toujours le livre. La définition d'un livre en soi est en train de changer, mais il ya ne tradition, une sorte d'histoire d'amour avec le livre, qu'il est essentiel de préserver. » (The Independent)