Prêt d'ebooks : le format Kindle a attiré les bibliothèques

Clément Solym - 25.01.2012

Edition - Bibliothèques - ebooks - Kindle - USAges


Fin septembre, la société OverDrive était parvenue à un accord, avec d'un côté les éditeurs américains, de l'autre Amazon. Au terme de leurs échanges, la société spécialisée dans les interfaces de prêts d'ebooks pour bibliothèque injectait dans son catalogue des milliers d'ebooks au format Kindle.

 

En tout, 11.000 établissements à travers le pays pouvaient dès lors profiter de cette manne, pour attirer de nouveaux usagers, et permettre le téléchargement, en prêt, de leurs titres. 

 

Cependant, il n'aura pas fallu attendre bien longtemps pour découvrir que cette mesure n'inspirait pas les éditeurs, et Penguin fit rapidement supprimer ses titres numériques du catalogue d'OverDrive. Des problèmes de sécurité étaient avancés et l'éditeur, renouvelant tout l'intérêt qu'il portait à l'économie numérique, faisait valoir que de « nouvelles inquiétudes concernant la sécurité de nos versions numériques » subsistaient.


 

Tant pis ? En tout cas, avec ce projet, OverDrive avait tiré le gros lot, puisque durant la période - quasiment un trimestre - non seulement le test a été concluant, mais surtout, d'autres établissements ont souscrit à l'offre.

 

Désormais, ce sont 18.000 bibliothèques dans le monde entier, et sur 21 pays, qui profitent de ce catalogue d'ouvrages en prêt, souligne Library Journal

 

Mais c'est surtout sur le territoire étasunien, évidemment, que la progression s'est fait le plus sentir. De 11.000 établissements, OverDrive est passé à 18.000, soit près de 36 % de clients en plus. Et ce, uniquement à mettre sur le compte d'une offre de livres numériques plus importante, dans un format qui convient au lecteur ebook le plus en vogue du pays.

 

Une compatibilité certes profitable pour la société, mais qui démontre une fois de plus toute l'ampleur et la puissance d'Amazon sur le marché de l'ebook.