Prêt numérique : Après un bilan, l'édition britannique reste mesurée

Antoine Oury - 24.11.2014

Edition - Bibliothèques - prêt numérique bibliothèque - Publishers Association - Royaume-Uni


Dans la foulée de la Sieghart Review, une commande du gouvernement britannique qui fournissait quelques recommandations pour le prêt de livres numériques en bibliothèques, un programme-pilote avait été initié. Six mois après son lancement, la Publishers Association, organisme réunissant les éditeurs, fournit quelques observations. Conclusion principale : les maisons semblent mesurées quant aux bénéfices du prêt numérique.

 


Publishers Association - London Book Fair 2014

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Si les éditeurs suédois ont décidé de lever quelques restrictions sur les titres numériques mis à disposition des établissements de prêt, les éditeurs britanniques semblent plus circonspects dans leurs observations. Le programme-pilote a été mis en place par la Society of Chief Librarians et la Publishers Association en mars 2014, avec 893 titres numériques dans les établissements de 4 territoires, Peterborough, Newcastle, Windsor and Maidenhead, et Derbyshire.

 

Le prêt est limité à un exemplaire pour un utilisateur à la fois, et chaque exemplaire numérique bénéficie d'une durée de vie peu ou prou similaire à celle d'un exemplaire papier, expliquaient les conditions du programme-pilote — autrement dit, de 4 à 5 ans. L'emprunt des titres est possible à distance, un des points principaux de ce programme.

 

Les différents établissements concernés signalent une hausse sans précédent des emprunts numériques, encore plus visible pour les titres bénéficiant d'une période d'emprunt plus longue (les établissements étaient libres de la fixer eux-mêmes, entre 7 et 21 jours). Les éditeurs avaient obtenu la présence d'un lien « Cliquer pour acheter le titre », mais celui-ci n'aura été que peu suivi – et les ventes n'ont pas vraiment bénéficié de cette possibilité d'achat.

 

Les emprunts numériques, toutefois, n'ont pas conduit à une baisse des emprunts physiques, signale le rapport, qui ne fournit pas de chiffres à l'appui.

 

Éditeurs et bibliothécaires se réjouissent de ces premiers résultats, mais signalent tous deux que seules les données détaillées et définitives pourront être prises en compte pour définir l'offre globale de prêt numérique. À dans six mois, donc.