Printemps des poètes : ''Boileau, c'est à pisser !'', Denis Podalydès

Clément Solym - 02.03.2009

Edition - Société - podalydes - Boileau - pisser


C'est aujourd'hui que se lance la 11e édition du Printemps des poètes, sous l'égide bienveillante de Jean Tardieu, maître de l'absurde. Car cette année, c'est l'humour qui est à l'honneur et l'on passera des rimes aux rires, en un scribouillage habile. Pour Denis Podalydès, homme de scène qui parraine l'édition, cette manifestation relève avant tout d'un « goût que j'ai depuis toujours de la lecture de poésie comme de la diction de poésie ».

En effet, interrogé par 20 Minutes, le parrain défend son filleul avec tendresse. Et de formuler ce voeu « que ce grand genre littéraire puisse demeurer bien visible en librairie. Et pourquoi pas dans les gares ? Il pourrait y avoir d'ailleurs de la poésie de gare... »

Évoquant l'humour présent dans les grands classiques, Hugo, Baudelaire, il évoque également Jacques Roubaud, que nous avions découvert dans nos colonnes avec Parc Sauvage. Et dans un éclat d'enthousiasme : « Et Boileau ! Les Satires ! C'est à pisser, pardonnez-moi. »

Alors rire et culture, compatible, alors que la polémique avait été déclenchée pour les Césars avec les Ch'tis de Dany Boon ? Denis n'a pas spécialement apprécié le film : « Ce qu'il manque aux “Ch'tis” ? Peut-être bien une once de poésie... » Mais pour ce qui est de la poésie, « menacée et indestructible », elle fait partie pleinement de la vie littéraire. Et « l'important, c'est de lire les grands poètes, de les faire connaître, de les publier encore, et surtout d'en préserver la mémoire. Parce que la poésie, c'est d'abord de la littérature. »