Problème de rémunération pour les écrivains québécois

Clément Solym - 18.08.2009

Edition - Société - québec - auteurs - école


Au Qébec la colère gronde chez certains écrivains intervenant dans les écoles. En effet, le programme gouvernemental qui cadre la venue des écrivains dans les écoles a été mis en place en 1997, et depuis cette date, il semblerait que la rémunération des auteurs n'a pas changé.

Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine a fixé à 325 dollars canadiens (soit environ 208 euros) par jour l'argent alloué aux écoles recevant un auteur. Et cette enveloppe n'aurait pas changé depuis 1997 faisant fi de l'inflation.

Selon, l'écrivaine Jeanne Painchaud, si l'on voulait tenir compte de l'inflation, il faudrait « multiplier le montant de ce cachet par 1,254 pour bénéficier du même pouvoir d'achat. Voyons ce que cela donne en chiffres : 325 $ x 1,254 = 407,55 $. Par conséquent, à chaque jour d'atelier, cette année, ( et, imaginez toutes les pertes depuis 1997), je perds en réalité 82,55 $ en pouvoir d'achat par rapport à l'année 1997 ».

Pour mémoire en France, un auteur qui intervient dans une école touche 381,90 euros (soit 596 dollars canadiens) et ce chiffre est recalculé tous les ans par rapport à l'inflation. Aux Etats-Unis, un jeune auteur peut espérer 500 dollars canadiens par jour, alors qu'un auteur confirmé peut toucher jusqu'à 1 000 dollars canadiens par jour.

Tous les auteurs québécois ne pestent cependant pas contre cet état de fait. Certains estiment être bien lotis par rapport à d'autres professions, pour d'autres vivants de leurs écrits, c'est un bonus convenable. L'Observatoire de la culture et des communications du Québec rappelle qu'une étude précise qu'« À peine 9 % des écrivains comptent sur leurs droits d'auteur comme principale source de revenus ».

Du côté du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, personne n'a tenu à faire de commentaire.