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Protéger les auteurs contre le piratage, et contre eux-mêmes

Antoine Oury - 17.05.2014

Edition - Les maisons - piratage - éditeur universitaire - partage


Le partage est nocif pour les auteurs, qu'on se le dise, et ce, même si ils sont eux-mêmes à l'origine de ce partage. L'American Society of Civil Engineers (ASCE), une association professionnelle qui publie nombre d'articles portant sur la recherche, se montre particulièrement scrupuleuse avec le piratage et la reproduction non autorisée. 

 

 

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(Christopher Clay, CC BY 2.0)

 

 

Certes, les idées circulent vite, mais elles ne sont pas contre un petit coup de pouce : les chercheurs s'avèrent souvent partageurs, afin que leurs collègues puissent réagir et faire progresser la cause. Toutefois, cette attitude relève de l'illégalité, pour nombre d'entre eux, explique TorrentFreak : à l'instant même où ils acceptent d'être publiés, nombre d'entre eux renoncent ainsi aux droits sur leurs textes.

 

Pour parer au partage, l'American Society of Civil Engineers (ASCE) a fait appel à la société Digimarc, spécialisée dans les solutions automatisées de notification d'infractions au droit d'auteur. Seulement, le robot ne fait pas vraiment la différence entre partage toléré, et piratage. Universités et auteurs, pour peu qu'ils aient souhaité améliorer l'accessibilité du texte, se retrouvent souvent en infraction.

 

Légalement, tous deux sont dans leur tort, mais peut-on reprocher à un chercheur et à université de partager un savoir ?

 

Oui : le service de Digimarc envoie automatiquement des notifications d'infraction aux individus qu'il identifie comme coupable de partage illégal, et des professeurs du MIT, Stanford, Northwestern University, University of Washington, UC Berkeley, University of Michigan, University of Wisconsin–Madison et d'autres ont reçu ce type de texte.

 

 

 

 

Parfois, c'est Google qui fait la part des choses, et ne procède pas au retrait des liens mentionnés, puisqu'il les associe avec les universités et donc une exception pédagogique. Mais l'accusation d'autopiratage, elle, semble plus la règle que l'exception, avec l'ASCE.




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