Protéger sa vie privée : la CNIL s'adresse aux CM2 de France

Clément Solym - 25.11.2010

Edition - Société - donnée - personnelle - elèves


La cybercriminalité, cela passe aussi par la mise en relation de cyberprédateurs avec des mineurs, l'un des grands risques du net. Or, pour combattre ce genre de choses, la CNIL a adressé une petite lettre aux élèves de CM2 de France...

Un simple courrier, mais avec des recommandations particulièrement importantes en cette période de réseaux sociaux et de données personnelles que tout le monde diffuse à foison... C'est à travers Mon Quotidien, journal d'actualités pour les jeunes, que la Commission nationale de l'informatique et des libertés a fait le choix de s'adresser à eux.

Ainsi, sa mission est véritablement de prévenir des risques que comporte l'usage du net. « L'objectif est de leur rappeler que la vigilance s'impose dès aujourd'hui, en particulier lorsqu'il s'agit de diffuser des informations à caractère politique, sexuel, médical ou religieux », explique poliment la CNIL.

En effet, une étude e-enfance/Ipsos montre que 70 % des enfants de moins de 11 ans possède et utilise un accès à internet. Chez les 9/10 ans, ils sont 19 % contre 49 % chez les 11/12 ans. Et plusieurs d'entre eux sont déjà membres d'un (ou plusieurs) réseau social.

Une autre étude, réalisée en 2009, explique : « Les enfants commencent à utiliser internet de plus en plus tôt. Alors que les nouvelles technologies ouvrent une fenêtre sur un monde parfois risqué, 68 % des parents avouent ne pas parler systématiquement avec leurs enfants de ce qu’ils font ou voient sur internet. »

Voilà pourquoi la CNIL a décidé de prendre les devants, en posant bien auprès des jeunes les cadres nécessaires. « C'est bien avant de publier qu'il faut réfléchir, car une fois en ligne, il est difficile de supprimer les informations qui peuvent vous suivre toute votre vie. » Le cas prud'homal de ces employés licenciés pour un message diffusé sur leur profil Facebook est à ce titre particulièrement parlant.

Les données personnelles que les enfants peuvent ainsi mettre en ligne sont particulièrement délicates, et il importait de faire en sorte que les intéressés y soient sensibilisés.

On pourra retrouver le journal à cette adresse.