Proust préférerait-il les biscottes à la madeleine ? 

Julie Torterolo - 21.10.2015

Edition - Société - Proust - madeleine - éditions des Saints-Pères


Le 22 octobre prochain, paraîtra pour la première fois aux éditions des Saints-Pères un coffret comprenant la reproduction de trois carnets Moleskine, brouillons d’écriture de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust.  Et nous voilà sous le choc : l'ouvrage permet de découvrir que la madeleine de Proust aurait pu être une biscotte ou du pain grillé... 

 

Madeleines

No name, CC BY-NC-ND 2.0

 

 

Le document date de 1908, moment où Marcel Proust griffonne, rature, noircit des centaines de pages dans ses carnets Moleskine, cahiers d’école, ou feuilles volantes. Un gigantesque chantier pour aboutir à son œuvre mythique A la recherche du temps perdu. « De ces dizaines de milliers de pages, nous avons choisi d’extraire trois pépites », raconte à l’AFP Jessica Nelson, éditrice et cofondratice des éditions des Saint-Pères. 

 

« Marcel, prudent, n’a pas encore définitivement choisi sa petite Madeleine moulée dans la valve rainurée d’une coquille Saint-Jacques », raconte Jean-Paul Enthoven, coauteur avec son fils Raphaël, du Dictionnaire amoureux de Marcel Proust (Plon). Et, c’est ainsi qu’on apprend que l’écrivain a hésité entre une tranche de pain grillé ou une biscotte avant de trancher en faveur de la fameuse madeleine, qui nous évoque immédiatement son nom : Proust. 

 

Deux tirages sont prévus par les éditions des Saints-Pères. Un ouvrage pour ne pas perdre une miette de la pensée de Proust qui s’élèvera tout de même à 249 euros.