Harry Potter, des éditeurs tardivement envoutés

La rédaction - 17.09.2015

Edition - Société - Harry Potter - JK Rowling


Retour sur les grands exemples qui ont fait l’histoire de l’édition. Ils avaient écrit un livre, croyaient fermement à son succès et l’ont présenté à des maisons d’édition... en vain. Aujourd’hui, le cas spectaculaire de l’Écossaise qui voulait parler de magie.

 

Harry Potter Books - Bloomsbury

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

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J.K. Rowling n’a pas toujours eu la vie facile. Avant de connaître un succès planétaire et de devenir l’une des femmes les plus riches du Royaume-Uni, la maman d’Harry Potter a dû affronter un certain nombre d’épreuves. Les aventures du petit sorcier constituent ainsi l’une des aventures éditoriales les plus folles du 20e siècle. 

 

L’histoire débute en 1993. Joanne Rowling vient de rentrer en Écosse, après quelques années passées au Portugal. Elle vit dans une situation précaire et survit notamment grâce à des allocations. À Édimbourg, elle habite le quartier de Leith. C’est là et dans les cafés du centre-ville que la légende prend forme. 

 

Certes, elle avait eu l’idée des sept tomes sur un quai de gare à Manchester en 1990, avant de prendre place dans un train pour Londres. « Tout à coup, l’idée d’Harry m’est sautée à l’esprit », racontera-t-elle plus tard. Elle avait ensuite entamé l’écriture à Porto, dans le célèbre café Majestic. Mais c’est bien en Écosse que le premier livre prend vie. 

 

Un manuscrit refusé par dix éditeurs

 

Désireuse de terminer son livre au plus vite, elle se précipite dans un café dès que sa petite fille est endormie dans sa poussette. Elle prend une consommation, puis noircit frénétiquement les pages de son manuscrit. Ses deux cafés de prédilection sont le Elephant House et le Nicolson’s. Le premier ne se prive pas pour le rappeler, sans oublier de mentionner que l’établissement a aussi été fréquenté par Ian Rankin et Alexander McCall-Smith. 

 

Le livre terminé, il faut l’envoyer à des éditeurs. Dix vont le refuser ! Bloomsbury, jeune maison d’édition londonienne fondée en 1986, décide de faire confiance à Rowling. Un premier tirage est effectué à 1000 exemplaires de Harry Potter à l’école des sorciers, pour prendre la température. Nous sommes en juin 1997. Peu de temps s’écoule avant que l’engouement ne se confirme. Les compteurs s’affolent. Les droits sont vendus aux États-Unis et en France l’année suivante. Bientôt, le monde entier est sous le charme. 

 

Désormais, l’auteure a le loisir et la sécurité nécessaires pour se consacrer entièrement à l’écriture. Comme chacun sait, six autres tomes suivront, rencontrant à chaque fois un succès planétaire. Les adaptations cinématographiques vont elles aussi connaître un succès inouï. 

 

Aujourd’hui, le bilan est sans appel. Sa fortune est estimée à pas moins de 600 millions d’euros, ce qui fait tout de même beaucoup de livres vendus ! La romancière est par ailleurs plus riche que la reine d’Angleterre. 

 

 

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