Pussy Riot : un verdict 'simplement stupide' dit Boris Akounine

Clément Solym - 18.08.2012

Edition - Justice - Pussy Riot - Boris Akounine - condamnation


L'implication du romancier russe Boris Akounine dans le procès intenté au groupe de punk, les Pussy Riot, n'a jamais été feinte. Présent hier au tribunal pour entendre le verdict frappant les trois jeunes filles à la cour de district Khamovnichesky, il avait déjà incité et invité à un large rassemblement. 

 

 

 

 

 

Elles ont malgré la mobilisation mondiale, été reconnues coupables de « hooliganisme motivé par la haine de la religion ». Les Pussy Riot incarnent peut-être la résistance extrême contre Vladimir Poutine, mais elles n'en passeront pas moins deux années dans un camp, au titre de leur condamnation.  (voir notre actualitté)

 

Pour Boris Akounine, cité par l'Associated Press, la justice du pays vient de basculer. « Cette affaire tout entière est mauvaise, parce qu'elle représente une nouvelle étape dans l'aggravation des tensions au sein de notre société. Et le gouvernement est définitivement à blâmer. »

 

Invité par la chaîne de télévision Dozhd, suite à la fin du procès, Boris Akounine frappera un peu plus loin : « C'est simplement stupide. » Deux années de camp, qui d'ores et déjà, rappellent chez les Russes les textes de Soljénitsyne, et ses récits du goulag. Et Akounine de poursuivre : « L'iceberg sur lequel Vladimir Poutine est assis est en train de fondre plus vite encore. »

 

Cet iceberg, c'est la métaphore du soutien apporté jusqu'à lors par une partie de la population russe, malgré tout choquée par cette condamnation. Seul un tiers des Russes étaient favorables à cette issue pour le procès, rapporte un sondage réalisé cette semaine, avant le rendu du verdict. (via DW)

 

« C'est avec la plus grande consternation que la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, apprend la condamnation à deux ans de camp des trois jeunes femmes membres du groupe punk rock Pussy Riot, Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina », commentait hier la ministre française de la Culture.

 

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