Quand Alexandre Dumas écrivait le panégyrique de la dynastie Médicis

Clément Solym - 07.09.2012

Edition - Les maisons - Alexandre Dumas - Medicis - biographie


En 1840, la situation d'Alexandre Dumas est des plus périlleuse : à 38 ans, il est en situation de faillite et doit quitter la France pour l'Italie, direction Florence. Sur place, il trouve l'occasion de se refaire, alors que la Galerie des Offices lui commande un livre qui soit un hommage à la famille de Médicis. C'est qu'avant d'être une famille qui a donné son nom à une villa et un prix littéraire, ses membres étaient les rois de Florence. 

 

 

A retrouver dans notre librairie, avec Decitre

 

 

Pour 70.000 francs de l'époque, Dumas entame donc la rédaction, en français, de ce qui sera Les Medicis, dont la famille finira par fasciner Alexandre, qui retrace toute la généalogie. En partant de Côme l'Ancien, aux alentours d'un XVe siècle débutant, jusqu'en 1737, quand le dernier de la famille meurt, il parcourt l'existence de parents nourris de complots, d'assassinats et autres amours passionnelles. 

 

D'ailleurs, la famille Borgia, contrepoint plus cruel et moins versé, peut-être, sur les arts - les Médicis, laisseront un impressionnant musée, les Offices - avait déjà exercé son emprise sur Dumas, avec un ouvrage paru en 1839. 

 

Quoi qu'il en soit, Les Medicis n'était plus disponible à la vente... jusqu'à ce que la librairie Vuibert décide de republier ce titre, disponible depuis fin août. 

Le mot de l'éditeur : 

Dumas, tout à son affaire, puise dans cette fresque les ingrédients qui feront le succès de ses grands romans ultérieurs, dont on sent la force naissante. S'appuyant sur de multiples sources, parmi lesquelles les chroniques florentines des XIVe et XVIe siècles, Machiavel, Sismondi, etc., Dumas excelle dans l'art de métamorphoser l'anecdote pittoresque en scène romanesque (la scène de l'assassinat du duc Alexandre de Médicis par Lorenzaccio est un modèle du genre !). Côme l'Ancien, Laurent le Magnifique, Léon X, Ferdinand Ier, Côme Ier... Dumas fait revivre la grandeur et la décadence de ces fabuleux personnages dans un livre qui, conçu initialement comme une série limitée, était introuvable depuis longtemps.

 

Claude Schopp, qui dirige cette réédition, précise dans sa préface : « Ce quarteron, bâtard social et républicain, n'en finit pas d'être fasciné par l'ordonnance héréditaire des dynasties. » 

 

Si le livre n'était plus disponible dans le commerce, assure l'AFP, depuis 150 ans, il est pourtant tout à fait possible de le télécharger depuis notre bibliothèque numérique, dans son édition de 1845 La Haye.

 

 

(Librairie Vuibert, 15,90 €)