Quand l'édition verse dans le salutaire "Mauvais Esprit"

Nicolas Gary - 10.09.2016

Edition - Les maisons - collection mauvais esprit - Robert Laffont éditions - Jean-Luc Barré


C’est promis : « Le mauvais esprit reste le meilleur antidote qui soit au conformisme intellectuel, aux pesanteurs et faux-semblants des discours officiels », jure la collection Mauvais esprits. Initiée chez Robert Laffont, elle a été confiée à Jean-Luc Barré.

 

 

 

L’éditeur du groupe Editis est ainsi ravi, en cette rentrée d’annoncer l’heureux événement : l’avènement d’une nouvelle collection, qui fera la part belle à cette mentalité parfois retorse et qui virvolte avec la mauvaise foi, sans vergogne.

 

C’est un art français par excellence, illustré chez nous à travers les siècles par les plus grands écrivains, de La Rochefoucauld, Voltaire, Chamfort ou Chateaubriand à Jules Renard, François Mauriac, Alphonse Allais ou Philippe Muray. Une façon roborative et impertinente d’opposer à tous les pouvoirs, moraux, religieux, politiques et idéologiques, les vertus de la liberté de pensée et le sens de la provocation. 

 

En usant de ses armes favorites, l’ironie, la méchanceté inspirée, le goût de la contradiction et du contre-pied, le mauvais esprit vise à bousculer les idées toutes faites comme à déranger les dogmes établis. 

 

Cette nouvelle collection, ouverte à des auteurs de tout bord et de toute opinion, sur les sujets les plus divers, se veut délibérément polémique et insolente. Elle entend renouer avec la tradition des grands pamphlétaires, des esprits frondeurs et iconoclastes, affranchis des modes ou des préjugés, dont les partis pris et les indignations peuvent se révéler salutaires. 

 

Deux titres sont d'ores et déjà au programme de cette activité de mauvais esprit salutaire : 

 

 

Mais qui sont les assassins de l’école?

de Carole Barjon 

Le cri de colère d’une mère de famille et journaliste de gauche contre le naufrage de notre système scolaire. Elle en désigne les vrais coupables au nom d’une certaine idée de l’école républicaine. 

 

Ne dénaturez pas les animaux

de François Xavier Testu 

L’auteur du Bouquin des méchancetés, avocat de profession et ami fervent des animaux, s’insurge contre les dérives juridiques qui voudraient faire de ceux-ci nos égaux ou nos semblables. Il dénonce par là même les excès de réglementation qui ne cessent de peser sur notre société. 

 

Jean-Luc Barré est écrivain et éditeur chez Robert Laffont, ayant notamment travaillé avec Salah Stetié. Il a également un engagement politique originellement au RPR, puis, durant la campagne présidentielle, en faveur de François Hollande. Au cours des élections pour la mairie de Paris, il apporta son soutien à Anne Hidalgo. 

 

La poésie, "donner à cette folie universelle, un peu de sens" (Salah Stetié)

 

Il est aussi membre du Cercle de l’Union interalliée. Mauvais esprit, donc ?