Quand le président Macron oublie l'écrivain Emmanuel

Nicolas Gary - 12.05.2018

Edition - Economie - auteurs réforme sociale - sécurité sociale auteurs - auteur métier Macron


« Le gouvernement manifeste un j’m’en-foutisme sidérant », entend-on dans les organisations d’auteurs. Alors que les États généraux du livre débutent le 22 mai, aucune réponse émanant des ministères impliqués dans la réforme sociale du statut des auteurs n’est parvenue aux organisateurs. « Ça devient ahurissant : on a dépassé le mépris, à ce stade. »



 

 

Une salve était partie des auteurs à travers les réseaux sociaux : face au silence effarant des ministères de l’Économie, des Solidarités et de la Santé ou encore de la Culture, conviés aux États généraux, on dénonçait la stratégie de la chaise vide, laissant augurer une politique culturelle du même acabit. 

 

« Les organismes de tutelle du ministère de la Culture, comme le CNL ou la DGMIC ont répondu présents, mais au niveau de la direction de la sécurité sociale, toujours rien », nous rapporte un proche du dossier. Tambour battant, se préparent en effet les Assises de l’édition, à Saint Malo, dont le programme et la finalité semblent encore flous pour beaucoup. « La francophonie était le thème de départ, mais c’est tout de même très éloigné des préoccupations actuelles des auteurs… »

 

C’est justement ce décalage entre l’apparent intérêt que manifeste Emmanuel Macron pour l’édition et la francophonie, et le désintérêt total dudit président, de son Premier ministre, Édouard Philippe, et des ministères à l’égard des États généraux, qui choque.
 

La posture est d’autant plus douteuse de la part de l’Élysée, quand on se souvient qu’Emmanuel Macron a clamé ici et là que les droits d’auteur de son livre, Révolution, lui avaient permis de vivre après sa démission du gouvernement en 2016. On évoquait d’un côté 70.000 € d’avance sur les ventes, et de l’autre, un chèque final de 350 000 €. N’est-ce pas le statut d’écrivain qui a donc permis son accès au pouvoir ?  

 

Fort bien, mais cette posture des ministères n’empêche en rien de poursuivre l’œuvre pédagogique autour de cette réforme. Samantha Bailly et Miya avaient déjà lancé une première série pour expliquer ce que peut être le statut d’auteur et comment il fonctionne. Auteur, c’est un métier, voici la deuxième partie. 

 

États Généraux du Livre :
quand la Macronie méprise les auteurs français

 

Auteur, un métier
crédit Samantha Bailly, Miya


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