Quand les ados téléphonent en classe, Chatel décroche

Clément Solym - 06.10.2009

Edition - Société - adolescents - téléphoner - classe


Bientôt, ils s'en serviront peut-être pour leurs manuels, mais pour l'heure, les téléphones portables de nos chères têtes blondes perturberaient plutôt les cours. Selon une étude TNS Sofres, que publie le Parisien, 47 % des adolescents (12/17 ans) se serviraient de leur mobile en classe et 54 % recevraient des appels.

Pour 80 % d'entre eux, le mobile sert dans l'enceinte scolaire, mais 29 % des collégiens et 58 % des lycéens s'en servent aussi en classe. Et pour 7 %, ce fut pour filmer le prof, sans que ce dernier le sache. Réaction saine alors du ministre Chatel, sur RTL : « Je pense qu'il ne faut pas interdire les portables, il faut en interdire l'usage pendant les cours et c'est ce qui se passe dans la plupart des établissements. »

Un taux de pénétration assez énorme, pour cet engin : si 73 % d'entre eux possède leur mobile, la tranche 16/17 ans est à 95 %. Et vue l'utilisation, les angoisses sont extrêmement liées à l'outil : si 21 % se sont déjà fait confisquer leur mobile dans le cadre scolaire, ils redoutent à 54 % de le perdre ou qu'on leur vole.

Pour le ministre, l'interdiction est une « décision qui relève des conseils d'administration des établissements scolaires, du règlement intérieur ». Ainsi, il convient de faire « confiance à la communauté éducative, aux chefs d'établissement qui ont la responsabilité de rédiger les règlements intérieurs ».

Luc est aussi revenu sur cette fameuse cagnotte, qu'à son avis, les médias ont détournée de sa fonction réelle, puisque l'initiative aurait été mal présentée. « C'est un peu une bourse au mérite, c'est l'idée que nous allons financer un projet collectif [...], il ne s'agit pas de payer les élèves », explique-t-il. Pour mémoire, il s'agit d'expérimenter une cagnotte créée pour lutter contre l'absentéisme, dont les revenus permettront de financer un projet scolaire monté par les élèves.