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Quand un auteur achète son propre livre pour en faire un bestseller

Camille Cado - 21.07.2020

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La dure loi des bestsellers réside dans le fait qu’un ouvrage promu en tête des ventes attirera davantage les lecteurs. Véritable outil marketing, ces classements n’échappent pas aux éditeurs ou aux auteurs, alors prêts à tout pour hisser leurs ouvrages dans le fameux top 10, quitte à débourser quelques subsides de leur poche...
 


Dans le monde des lettres anglo-saxonnes, les listes de bestsellers de grands médias tels que le Sunday Times ou le New York Times sont devenues de véritables institutions. Figurer dans leur classement représente souvent un tournant dans les ventes d’un ouvrage, ainsi que dans la carrière de son auteur.

Mark Dawson a découvert que son thriller The Cleaner, publié fin juin aux éditions Welbeck, se situait au 13e rang du classement Nielsen Book au début du mois de juillet, avec environ 1300 exemplaires vendus. L’écrivain britannique a donc réfléchi aux moyens qui lui permettraient d’accéder au très convoité top 10.

C’est ainsi que l’idée d’acheter des exemplaires de son ouvrage pour les revendre à l’étranger — soit, en dehors du Royaume-Uni — a émergé. En tout, Mark Dawson aura commandé 400 exemplaires de son livre, pour un total de 3600 £, a-t-il confié dans son podcast Self Publishing Show.

Une stratégie qui s’est révélée fructueuse puisque l’écrivain britannique a annoncé le 11 juillet dernier sur Twitter avoir atteint la 8e place du classement du Sunday Times avec The Cleaner. Si cette pratique n’est pas considérée comme illégale, elle aura entrainé de vives réactions.
 


« J’ai énormément de respect pour ce que vous avez accompli notamment en tant qu’auteur autopublié, et cette place dans ce classement est un excellent résultat. Cependant, vous ne faites pas preuve de sincérité en passant sous silence le fait que vous ayez acheté vous-même 400 exemplaires de ce livre, jouant ainsi avec le système » a ainsi tenu à souligner l’auteure de thriller Claire Mackintosh sur Twitter.
 

Pour sa défense, Mark Dawson a expliqué qu’il ne faisait que prendre les commandes auprès de ses lecteurs. Un procédé dont ont évidemment souffert d’autres acteurs du livre comme les librairies. « Les lecteurs auraient pu directement commander leurs ouvrages auprès de leurs libraires. En le faisant vous-même, vous avez contrôlé le calendrier des ventes et le classement » insiste Claire Mackintosh.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois qu’un auteur fait polémique pour avoir commandé ses proches ouvrages. L’année dernière, un auteur autopublié âgé de 18 ans avait passé de nombreuses commandes frauduleuses de son livre. Résultat : plusieurs libraires se sont retrouvés avec un joli stock d'exemplaires sur les bras. 


via The Guardian 

Photographie : pixabay license



Commentaires
Que devient la littérature avec un grand L dans tout ça ?
faire imprimer ses livres pour les revendre n'a jamais été frauduleux si onndéclara ses bénéfices aux impôts!
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