Quatre visions tranchées de la future Obama Presidential Library

Julien Helmlinger - 24.11.2014

Edition - Bibliothèques - Obama Presidential Library - Architecture - design - Concours


Aux États-Unis, une loi promulguée en 1955 par le Congrès donne droit aux présidents de léguer leur nom à une bibliothèque. La Obama Presidential Library, dont on ne connaît pas encore le futur emplacement, se destinera à abriter une collection d'objets et de documents relatifs à la vie du dernier chef d'État en date, mais également à devenir une infrastructure éducative ainsi qu'un cadre pour des programmes communautaires. Des architectes planchent sur le sujet et certains entendent bien révolutionner ce genre d'institution culturelle.

 

 

Rendu virtuel du projet de Richard Dattner, pour Chicago 

 

 

En 2015, à l'occasion d'un second et dernier tour de sélections, le 44e président des États-Unis et sa Première dame vont désigner quel finaliste remportera le projet : l'université de Chicago, celles d'Illinois, de Columbia, ou encore d'Hawaï. En attendant le verdict, certains constatent que les 21 institutions de ce type, que comporte déjà le pays, sont toutes traditionnelles. L'heure serait-elle venue d'innover ?

 

La version américaine du Guardian s'est penchée sur quatre concepts bien tranchés, tous issus de cabinets d'architectes primés, et représentant les diverses localités encore en lice pour héberger la future bibliothèque.

 

À Chicago, la contribution de Richard Dattner est ambitieuse. Elle s'inspire de la forme d'une spirale ascendante avec des plateformes superposées pour héberger les divers services de l'institution fantasmée, avec au sommet un espace consacré à une salle de cérémonie et autres terrasses en plein air offrant un panorama à 360 degrés. De l'herbe vient habiller les toits pour éviter l'overdose de béton.

 

Alfonso Medina propose quant à lui un concept adapté à la Columbia University, basée à New York. Dans le cadre de ce projet, on aura considéré que Barack Obama a brisé les stéréotypes et a contesté la norme présidentielle au cours de son mandat, aussi la bibliothèque devrait y faire écho. Ici l'on imagine une institution divisée en plusieurs bâtiments du quartier, reliés par des passerelles.

 

Du côté d'Hawaï, Elizabeth Ranieri projette de bâtir un portail reliant terre et mer, pour symboliser la politique étrangère menée par le président, une sorte de pont entre les États-Unis et la communauté internationale. Ici les trois piliers doivent évoquer la communauté, la collaboration et la conservation, avec pour objectif d'offrir des archives vivantes. 

 

Enfin, pour l'University of Illinois, également à Chicago, l'architecte Paul Preissner envisage un ensemble de blocs aux façades originales, mais aux intérieurs égalitaires, communiquant entre eux. On aura voulu garantir aux usagers de pouvoir vivre diverses expériences personnelles au sein de l'institution, plus localisées, mais qui, rassemblées, peuvent former une grande histoire.