Que lire sur l'iPad ? Hachette. Rien qu'Hachette. Ou presque.

Clément Solym - 28.05.2010

Edition - Economie - lecture - achat - ebook


Heureusement que notre vigilance - et quelques insomnies - nous a poussés à rester tel le phalène en rut qui va se cramer la zigounette sur l'ampoule brûlante d'un lampadaire public, nez à nez devant l'iPad qui se mettait à jour. Cela aura permis de découvrir l'évolution en direct de l'iBookstore, et par là même, l'ensemble des livres numériques qu'il serait possible d'acheter.

Et, ô suprise, quel grand groupe d'édition français apparaissait en force ? Hachette évidemment.

Lequel grand groupe communique aujourd'hui officiellement sur sa présence dans la boutique de vente d'Apple, après avoir refusé de faire le moindre commentaire, alors même que l'on apprenait la signature d'un accord avec la firme de Cupertino.

Mais foin des polémiques, à compter d'aujourd'hui, la maison est fière d'annoncer que des « des milliers de titres des maisons d’édition de littérature générale du groupe Hachette Livre (Grasset, Fayard, Stock, JC Lattès, Calmann-Lévy …), y compris les nouveautés et tous les best-sellers de ces dernières semaines, sont téléchargeables sur l’iPad depuis l’IBookstore ».

Une offre qui, on s'en doute, « s'enrichira progressivement de plusieurs centaines de titres par mois ». Et à ce titre, il nous est tombé dans l'oreille une petite information qui mérite d'être creusée, sur le ramdam qui a aujourd'hui cours dans l'ensemble des maisons du groupe et l'arrivée massive de livres numériques. Mais nous y reviendrons.

Dans son communiqué, Hachette précise que depuis trois ans - tiens donc l'achat de Numilog - convertit et adapte ses titres « dans une large gamme de formats numériques », à travers un processus de numérisation soutenu. Numilog dont on n'aura quasiement pas entendu parler durant près de deux ans tout de même...

Le PDG, Arnaud Nourry, quand il n'apporte pas tout son soutien à la librairie indépendante française, se déclare « ravi qu’Hachette Livre soit un des premiers éditeurs à pouvoir faire bénéficier ses auteurs d’un nouveau mode de lecture grâce à l’iPad ».

Et surtout, qu'il puisse fixer le prix des ouvrages ainsi vendus, le fond de l'accord passé donc avec Apple, « nous prémunit contre une dévalorisation du livre qui serait préjudiciable à toute la chaîne du livre et en particulier aux libraires ».

Eh bien voilà...