Québec : des employés manifestent à la Bibliothèque nationale

Clément Solym - 31.10.2012

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Hier matin, des employés de soutien de la Bibliothèque et archives nationales du Québec (BANQ), membres du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), ont manifesté en bloquant les accès de l'établissement, à Montréal, après avoir voté pour une demi-journée de grève. Ceci, 18 mois après l'échéance de leur convention collective.

 

BAnQ

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La majorité des 450 employés de la BanQ travaille à la Grande bibliothèque située à Montréal. Cette dernière n'a finalement pas été officiellement fermée, mais les employés en ont bloqué l'accès. « La manifestation a été des plus calmes, animée par la musique d'un vieil album du groupe Genesis, loin des chansons militantes que l'on entend habituellement dans des manifestations similaires », expliquent les journaux. « La police de Montréal a observé le groupe sans intervenir ».

 

« Le contrat de travail est échu depuis plus d'un an et les négociations avec la partie patronale piétinent », annonce le communiqué de Presse. A cela, « le Syndicat a consenti à certaines demandes de l'employeur sans obtenir de concessions de sa part. Devant la position inflexible de ce dernier à la table de négociation, nos membres ont jugé qu'il était temps de hausser le ton », indique Lucie Martineau présidente générale du SFPQ.

 

Le point noir des discussions se fixe principalement sur les demandes salariales « et les conditions des employés surnuméraires », affirme le SFPQ. Du côté de la BanQ, on affirme surtout que les syndiqués utilisent « mal les chiffres » : « Ils ont eu leur augmentation avant. Ils ont eu 2 % en 2010 et 2011, alors que les autres fonctionnaires ont eu 0,5 et 0,75%. Maintenant, les fonctionnaires auront un peu plus, et eux un peu moins. En cinq ans, les augmentations sont de 6 % des deux côtés », déclare Dominique Hétu, directrice des communications de BANQ.

 

Les efforts consentis par la partie patronale pour en venir à une entente sont insuffisants selon le comité de négociation. Car, « en plus de réduire nos demandes salariales, nous avons concédé des avantages que conférait la convention collective précédente, mais de son côté la direction reste sur ses positions », soutient madame Martineau.