Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Québec : Hélène David, ministre de la Culture aux lourdes tâches

Cécile Mazin - 24.04.2014

Edition - International - Parti libéral - Hélène David - prix unique du livre


Suite aux élections au Québec, qui ont vu le Parti libéral prendre le pouvoir, le nouveau premier ministre, Philippe Couillard a présenté son nouveau gouvernement, composé de 26 ministres. À ce titre, Hélène David a hérité du poste de Maka Kotto, comme ministre de la Culture et des Communications, ainsi que la responsabilité de la Protection de la langue française. 

 

 

 

 

Vice-rectrice de l'Université de Montréal, elle était attendue dans le secteur de l'Éducation, cette psychologue de formation, a été accueillie chaleureusement par l'Union des écrivains et écrivains du Québec. Et cette dernière a déjà posé les bases de travail indispensables pour la nouvelle ministre. 

 

Elle devra en effet défendre « avec vigueur et conviction les grands dossiers qui mobilisent le milieu de la création et plus particulièrement celui du statut des artistes et de leurs conditions de pratique ». En regard des « faibles revenus des écrivains et des artistes en général, l'UNEQ réitère la nécessité d'augmenter le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec pour contrer le sous-financement de ses programmes d'aide à la création ». 

 

Et de réclamer également que la ministre apporte « son soutien politique aux écrivains dans leur volonté de négocier avec les éditeurs une entente générale concernant leurs pratiques contractuelles, comme le permet la Loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des métiers d'art et de la littérature ».

 

« L'UNEQ réclame également de la nouvelle ministre qu'elle appuie les créateurs dans leurs démarches pour faire respecter le droit d'auteur et qu'elle use de son poids politique pour accroître la présence de la littérature dans les programmes scolaires à tous les niveaux d'enseignement. Elle demande aussi à la nouvelle ministre de respecter le consensus obtenu dans le secteur du livre pour l'adoption d'une réglementation du prix du livre neuf imprimé et numérique, comme le réclame depuis deux ans le secteur du livre. »

 

Ce dossier du prix unique du livre sera un épineux dossier, attendu que le premier ministre s'est plusieurs fois exprimé sur la question. Philippe Couillard considère que cette législation n'apporterait pas de solutions aux problématiques rencontrées par les librairies indépendantes, face aux grandes surfaces. Pour l'heure, s'il souhaite apporter un soutien aux commerces présentant une valeur ajoutée, il restera encore à définir les modalités définissant cette approche, et les formes du soutien. (voir aussi l'analyse sur La presse)