Québec : La ministre Christine St-Pierre appelée à sauver l'AIEQ

Julien Helmlinger - 30.12.2014

Edition - International - AIEQ Québec - Christine St-Pierre - langue culture québécoise


En cette période de restrictions budgétaires, le gouvernement Couillard renoncerait désormais au financement de l'Association internationale des études québécoises. En conséquence, l'AIEQ devrait fermer ses portes d'ici le 31 mars prochain, suite à une décision du Conseil du trésor. Pour sauver l'institution, Aurélien Boivin, professeur émérite et directeur du Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, en appelle à la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre.

 

 

 

 

Comme dans le cas récent des Expo-sciences et des Débrouillards, également menacés de disparition pour épargner le budget du gouvernement avant que ce dernier ne fasse finalement marche arrière, certains acteurs culturels estiment que la perte de l'AIEQ serait préjudiciable au pays. Sa mission consiste notamment à soutenir « les activités de recherche, comme des cours, des colloques et des publications, qui aident à mieux faire comprendre le Québec » sur son sol comme à l'étranger.

 

Parallèlement, l'institution met « en réseau » 3000 chercheurs basés dans 82 pays « qui se consacrent à l'étude du Québec », afin de les aider à « collaborer et échanger ». Quelque 160.000 $, auxquels s'ajoute le salaire d'un fonctionnaire du ministère des Relations internationales, seraient nécessaires pour faire tourner ses services. Un budget peu onéreux, pour ses défenseurs, et en partie autofinancé. L'AIEQ percevrait plus de 100.000 $ par le biais des cotisations de ses 3000 membres.

 

Ce mardi, sur le site du Devoir, le professeur Aurélien Boivin a publié son SOS à l'attention de la ministre Christine St-Pierre. Rappelant l'attachement de cette dernière « à la promotion de la langue, de la littérature et de la culture québécoises », il demande à la politique de s'« opposer fermement » à la décision de couper les subventions jusqu'à lors assurées à l'AIEQ.

 

Pour ce professeur, adhérent à l'institution depuis sa fondation, mais également membre de son conseil d'administration pendant deux mandats, l'AIEQ constitue « une association qui, contre vents et marées, soutient et défend de par le monde la culture québécoise sous toutes ses formes, dans sa spécificité et sa diversité. Pas un seul organisme, pas même le ministère que vous dirigez et celui que vous avez déjà dirigé, n'est parvenu à faire la promotion, tant ici qu'à l'étranger, de notre culture ».

 

Saluant le travail passionné de son président-directeur général, Robert Laliberté, Aurélien Boivin estime que « si, maintenant, la littérature et la culture québécoises sont enseignées dans une foule d'universités sur tous les continents, il faut en donner le crédit à l'AIEQ et à son président [...] Il faut, Madame la Ministre, que ce travail de promotion se poursuivre, avec des budgets qui permettent à cette association, l'une des plus importantes vouées à la promotion et à la reconnaissance de la littérature et de la culture québécoises, sinon la plus importante, de remplir sa mission ».

 

(via LeDevoir)