Québec : Marie Laberge change d'avis quant au prix unique du livre

Julien Helmlinger - 15.10.2013

Edition - International - Marie Laberge - Québec - Prix unique du livre


Invitée sur le plateau de l'émission télévisée Tout le monde en parle, ce 13 octobre, l'auteure québecoise venue présenter son onzième et dernier roman Mauvaise foi a confié ses incertitudes quant à la question du prix unique du livre. Bien que signataire de la demande pour l'établissement d'une loi en faveur d'une tarification unifiée, il y a plus d'un an, elle a annoncé changer d'opinion : « Je suis en train de virer mon capot de bord. »

 

 

 Marie Laberge

 

 

Expression toute québécoise, par le biais de laquelle Marie Laberge répondait au chroniqueur télé Guy A Lepage, illustrant son revirement face à l'imposition d'un éventuel prix unique du livre. Tandis que l'écrivaine redouterait désormais que la mesure n'éloigne les moins fortunés ou moins enclins à la lecture des romans québécois, elle a confié : « Le doute s'est infiltré en moi. »

 

Et si l'écrivaine révise sa position, c'est notamment en partant du constat qu'en France, bien malgré l'adoption de la loi Lang il y a 30 ans, « les librairies vont aussi mal qu'au Québec ».

 

Au cours de l'interview, Marie Laberge s'est dite particulièrement préoccupée par l'analphabétisme, qui toucherait selon elle près d'une personne sur 8 au Québec, et du décrochage scolaire dans la province, évoquant un manque de mobilisation face à des problèmes suscitant « des coûts sociaux énormes ». Un sujet soulevé lors de la commission parlementaire sur le prix unique du livre.